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Utilisation par les prêteurs commerciaux de l'information comptable en interaction avec la crédibilité de la source*

Contemporary Accounting Research 1994 10(2), 587-623
Résumé. La crédibilité des différents emprunteurs commerciaux, que les prêteurs assimilent à la notion de ≪ conduite ≫, influe sur l'utilisation que font ces derniers de l'information comptable. L'incidence de la crédibilité de la source est subtile par rapport à celle de l'opinion des vérificateurs externes sur l'utilisation des états financiers dans d'autres contextes. L'auteur pose l'hypothèse selon laquelle les faits comptables doivent être positifs (c'est‐à‐dire avaliser le prêt) pour que les faits relatifs à la conduite des emprunteurs influent sur les jugements des prêteurs et sur leurs décisions de prêt. Les faits liés à la conduite des emprunteurs n'auront pas d'incidence appréciable sur les jugements ou les décisions de prêt si les faits comptables sont négatifs (c'est‐à‐dire qu'ils incitent le prêteur à refuser le prêt). Cette interaction entre les faits comptables et la conduite des emprunteurs devrait s'accentuer à mesure que les prêteurs acquièrent de l'expérience et élaborent des critères qui leur permettent d'évaluer cette conduite. L'auteur s'est livré à une expérience dans le cadre de laquelle des prêteurs ont lu une demande de crédit qui contenait certains faits d'ordre comptable, des faits relatifs à la conduite de l'emprunteur et divers autres renseignements; les faits comptables et les faits portant sur la conduite ont été manipulés de façon qu'ils soient tantôt positifs, tantôt négatifs, ce qui a donné lieu à quatre versions de la demande de crédit. Les prêteurs recommandaient ensuite l'autorisation ou le refus du prêt et estimaient la probabilité que ce dernier soit intégralement remboursé (estimation du risque). L'expérience a permis d'établir les conséquences interactives des faits comptables et des faits liés à la conduite des emprunteurs sur les décisions de prêt et les estimations du risque formulées par les prêteurs, mais les interactions entre les faits comptables et la conduite ne variaient pas, de façon générale, avec le niveau d'expérience. Une différence est cependant digne de mention: les prêteurs expérimentés n'ont jamais autorisé de prêts lorsque les faits comptables étaient négatifs, ce qui n'est pas toujours le cas des prêteurs inexpérimentés.

Using Experimental Economics to Resolve Accounting Dilemmas*

Contemporary Accounting Research 1994 10(2), 547-556
Abstract. Experimental economics is an increasingly important tool in accounting research. This paper examines how the accounting experimentalists' expertise in design, institutional knowledge, and theory can be used to enlighten policy debate. Two recent economics‐based experiments examining tax policy and audit education are used to highlight these ideas and show where careful attention to theory would shift the direction of research, making it more applicable to contemporary policy issues. Résumé. L'économique expérimentale est un instrument de plus en plus important en recherche comptable. L'auteure examine comment les aptitudes des expérimentateurs comptables en ce qui a trait à la définition des problématiques, leur connaissance des institutions et leur bagage théorique peuvent servir à éclairer le débat politique. Deux expériences récentes qui s'appuient sur l'économique portent sur la politique fiscale et la formation des vérificateurs et son employées pour jeter un nouvel éclairage sur ces idées et pour illustrer comment l'intérêt pour la théorie devrait modifier le cours de la recherche, en la rendant davantage applicable aux problèmes politiques contemporains.

Were Lobbyists on Income Tax Accounting Influenced by Income Strategies?*

Contemporary Accounting Research 1994 11(1), 497-514
Abstract. This study provides further evidence about whether accounting choice decisions reflect a consistent strategy to manage income by investigating the relation between methods used in financial reports and lobbying positions on accounting for income taxes. A numerical income‐strategy score is calculated for each lobbyist based on whether the firm chose an income‐increasing or income‐decreasing alternative for the following: depreciation, inventory, investment tax credit, and pension amortization. We find that firms lobbying for no tax allocation, the most income‐increasing alternative, have higher average income strategies (more income increasing) than firms lobbying for comprehensive allocation, the most income‐decreasing alternative. Combining the firms favoring either no allocation or partial allocation (due to the conceptual similarity of these alternatives), we find that their average income strategy score is also higher than firms favoring comprehensive allocation. Further, firms favoring discounting deferred taxes, which would ordinarily increase net income by reducing the deferred portion of income tax expense, employ more income‐increasing strategies than firms opposed to discounting. In contrast, the hypothesized relationship was not found between income strategy and when the benefits anticipated from the use of a net operating loss carryforward should be recognized. Nevertheless, the combined lobbying positions differ significantly between both the upper and lower third and upper and middle third of the firms classified by their income strategy scores. We also provide analyses to examine whether income strategies can be used to predict lobbying positions. We find that the associations are not sufficiently strong to do so. Résumé. Les décisions relatives aux choix comptables sont‐elles le reflet d'une stratégie uniforme visant la gestion des bénéfices? Les auteurs jettent un éclairage nouveau sur cette question, en analysant la relation entre les méthodes utilisées dans les rapports financiers, et ils approfondissent également celle des positions de lobbying relatives à la comptabilisation des impôts sur le bénéfice. Les auteurs attribuent une note numérique à la stratégie de bénéfice de chaque lobbyiste, selon que l'entreprise a opté pour une méthode qui accroît ou décroît le bénéfice, à l'égard des éléments suivants: l'amortissement, les stocks, le crédit d'impôt à l'investissement et la ventilation des coûts découlant des régimes de retraite. Selon les auteurs, les entreprises qui militent en faveur du non‐report des impôts, l'option qui contribue le plus à accroître le bénéfice, poursuivent des stratégies de bénéfice moyen supérieur (contribuant davantage à hausser le bénéfice) que les entreprises qui militent en faveur du report intégral, l'option qui contribue le plus à décroître le bénéfice. Si l'on combine les entreprises qui favorisent le non‐report et celles qui favorisent un report partiel (compte tenu de la parenté conceptuelle de ces options), il appert que la note correspondant à leur stratégie de bénéfice moyen est, encore une fois, supérieure à celle des entreprises qui favorisent un report intégral. Plus encore, les entreprises qui favorisent l'actualisation des impôts reportés, ce qui devrait ordinairement accroître le bénéfice net en réduisant la portion différée de la charge fiscale, emploient des stratégies qui accroissent davantage le bénéfice que les entreprises qui s'opposent à l'actualisation. En revanche, la relation dont les auteurs posent l'hypothèse entre la stratégie de bénéfice et le moment de la constatation des avantages que l'on prévoit tirer d'un report prospectif de perte d'exploitation n'a pas été confirmée. Les positions de lobbying combinées s'écartent néanmoins sensiblement si l'on compare le tiers supérieur et le tiers inférieur de même que le tiers supérieur et le tiers médian des entreprises classées en fonction des notes attribuées à leur stratégie de bénéfice. Les auteurs procèdent également à des analyses visant à déterminer si les stratégies de bénéfice peuvent être utilisées pour prévoir les positions de lobbying. Ils en concluent que les associations ne sont pas suffisamment probantes pour permettre ces prévisions.

The Effects of Secondary School Accounting Education on University Accounting Performance—A Canadian Experience*

Contemporary Accounting Research 1994 10(2), 737-758
Abstract. This study examined the impact of high school accounting education on students' performance in the first financial accounting course at a Canadian university, specifically the differential impact of different degrees of exposure to high school accounting (i.e., number of courses taken) and the type of courses (i.e., OAC) versus non‐OAC courses) on the students' performance. The results strongly suggest that previous experience in accounting has a significantly positive relationship with students' performance in the first university accounting course. Although the results show that there is a significant positive correlation between performance and the number of accounting courses taken in high school, the results also indicate no significant difference in performance between students who have taken one or two courses. When controlling for the type of courses taken in high school, the results suggest that OAC students perform significantly better than non‐OAC students. The results reported in this study may have important implications for university curricula policy makers. Résumé. Les auteurs examinent l'incidence de la formation en comptabilité des étudiants de niveau collégial sur leur succès dans le premier cours de comptabilité financière qu'ils suivent dans une université canadienne, et plus précisément la variation de cette incidence selon la mesure dans laquelle ils sont exposés à la comptabilité dans leurs études collégiales (en termes de nombre de cours suivis) et la nature des cours qu'ils suivent (selon que ces cours appartiennent ou non à la catégorie des Ontario Academic Courses (OAC)). Les résultats donnent toutes les raisons de croire que l'expérience préalable en comptabilité a une relation positive significative avec le succès des étudiants dans leur premier cours universitaire de comptabilité. Bien que l'étude aboutisse à la conclusion qu'il existe une corrélation positive significative entre le succès et le nombre de cours de comptabilité suivis au niveau collégial, les résultats n'indiquent aucune différence significative dans le succès des étudiants, selon qu'ils ont suivi un ou deux cours. Selon les résultats de l'analyse, les étudiants ayant suivi des cours appartenant à la catégorie des OAC réussissent beaucoup mieux que ceux qui ont suivi des cours n'appartenant pas à cette catégorie. Les constatations des auteurs pourraient avoir des répercussions majeures sur la conception des programmes universitaires.

Should Taxpayers Be Subsidized to Hire Third‐Party Preparers? A Game‐Theoretic Analysis*

Contemporary Accounting Research 1994 11(1), 553-594
Abstract. This article examines the tax‐compliance game between taxpayers, a tax‐collecting agency, and third‐party tax‐return preparers. In our model, taxpayers are uncertain about their taxable income and may hire tax practitioners to reduce tax uncertainty. We examine the viability of tax practitioners as a signaling device (taking into account the effects on the behavior of the tax‐collecting agency) and investigate the desirability of encouraging (or discouraging) the use of tax practitioners via the use of alternative tax‐crediting rules. Our study establishes that tax crediting enables legislators to deal better with the consequences of taxpayers' strategic reporting. We show that the effects of changes in crediting rates cannot be replicated by changes in tax rates or penalties; the government would generally like to “price discriminate” in subsidizing tax practitioners' involvement in the tax‐compliance process. It is suboptimal to permit all taxpayers to take a tax credit for preparers' fees; some taxpayers should be denied such a subsidy. Further, if the government is constrained to adopt an identical credit schedule for all taxpayers, it will often find that a policy allowing no tax credit Pareto dominates any uniform crediting policy. Résumé. Les auteurs examinent le jeu auquel se livrent, en matière d'observation de la législation fiscale, les contribuables, les agences de perception de l'impôt et les tiers chargés de la préparation des déclarations de revenus. Dans le modèle retenu par les auteurs, les contribuables sont incertains de leur revenu imposable et peuvent recourir aux services de fiscalistes dans le but de réduire cette incertitude. Les auteurs se penchent sur le caractère indicatif du choix du fiscaliste (en tenant compte de l'influence qu'exerce l'agence de perception sur le comportement) et se demandent s'il convient d'encourager les contribuables à recourir aux fiscalistes ou de les en dissuader au moyen de différents mécanismes de dégrèvement fiscal. L'étude démontre que le dégrèvement fiscal permet au législateur de mieux faire face aux conséquences des stratégies de déclaration des contribuables. L'on constate que la modification des taux d'imposition ou des pénalités ne livre pas les mêmes résultats que la modification des taux de dégrèvement; l'État vise généralement la ≪ discrimination en fonction du prix ≫ en subventionnant le recours aux fiscalistes dans le processus d'observation fiscale. Il ne serait pas optimal de permettre à tous les contribuables de se prévaloir d'un crédit d'impôt pour les honoraires des auteurs de leurs déclarations; une telle subvention devrait être refusée à certains contribuables. En outre, si l'État se voit contraint d'adopter un programme de dégrèvement identique pour tous les contribuables, il constatera dans bien des cas qu'une politique ne permettant aucun dégrèvement est supérieure, au sens de Pareto, à toute politique de dégrèvement uniforme.