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Les déterminants du niveau d'endettement de l'entreprise: une analyse de séries chronologiques constituées à partir des données contenues dans les déclarations de revenus produites aux États‐Unis*

Contemporary Accounting Research 1996 13(2), 505-526
Résumé. L'auteur examine comment le risque d'épuisement des obligations fiscales des sociétés avant la déduction des intérêts débiteurs influe sur leur niveau d'endettement. L'étude diffère des travaux précédents sous trois aspects: 1) elle fait usage de données compilées par l'Internal Revenue Service (IRS) à partir des déclarations de revenus des sociétés plutôt que de données comptables; 2) elle mesure le risque d'épuisement de l'impôt avec plus de précision; et 3) elle fait appel à une méthode reposant sur les séries chronologiques et le calcul des différences d'ordre 1, de sorte que les sociétés servent d'élément d'autocontrôle entre années successives. Ces innovations méthodologiques réduisent les distorsions attribuables à l'erreur de mesure et aux variables omises que l'on retrouvait dans les travaux précédents. Les résultats donnent à penser que, toutes choses étant égales par ailleurs, le risque élevé d'épuisement de l'impôt amène les sociétés à réduire leur utilisation du levier financier. L'étude fournit également des données confirmant pour la première fois que les impôts des particuliers influent de manière sensible sur le niveau d'endettement des sociétés. Les effets des décisions relatives au niveau d'endettement sur d'autres variables font également l'objet de tests dont les résultats confirment les prévisions énoncées dans les travaux théoriques précédents.

Properties of Economic Income in a Private Information Setting*

Contemporary Accounting Research 1996 13(2), 401-422
Abstract. This paper adopts a valuation perspective within an asymmetric information setting and explores properties of economic income. The optimal intertemporal contract induces an accrual component of income which would not exist absent the information problem. The contracting solution introduces a dampening effect—if cash flow increases by one dollar, income increases by less than one dollar. Thus, the accrual is inversely related to cash flows. Further, this dampening is greater for more favorable cash outcomes. Résumé. Les auteurs adoptent la perspective de l'évaluation en situation d'asymétrie de l'information et explorent les propriétés du bénéfice économique. Le contrat intertemporel optimal fait intervenir une amplification du bénéfice qui n'existerait pas si ce n'était de la présence du problème d'information. La solution contractuelle amène un effet atténuateur — c'est‐à‐dire qu'à une augmentation du flux monétaire de un dollar correspond une augmentation du bénéfice de moins de un dollar. Ainsi, l'amplification est en relation inverse avec les flux monétaires. En outre, l'atténuation est plus marquée dans le cas de résultats monétaires plus avantageux.

Consensus, dispersion et prix des titres*

Contemporary Accounting Research 1996 13(1), 229-249
Résumé. Cette étude établit et teste, dans un cadre d'équilibre d'anticipations rationnelles bruité, l'existence d'une relation linéaire formelle entre le prix des titres, la moyenne (le consensus) et la dispersion des anticipations des agents. Les variations de la moyenne et de la dispersion des anticipations des agents, mesurées par les prévisions de bénéfices réalisées par les analystes financiers transmises par I/B/E/S , ont respectivement un effet positif et négatif sur le prix des titres. Les difficultés soulevées par cette estimation, ainsi que les dimensions institutionnelles de l'industrie de l'analyse financière sont examinées. Les principaux résultats sont les suivants: 1) les variations les plus importantes du consensus (en valeur absolue) correspondent aux variations les plus importantes (en valeur absolue) de la dispersion des prévisions d'analystes, 2) les changements dans le consensus et la dispersion des prévisions sont respectivement liés positivement et négativement aux rendements des actions canadiennes mais en raison du décalage entre la réalisation et la diffusion des prévisions, une part importante de l'ajustement de prix a lieu avant la diffusion publique des changements dans les prévisions, 3) l'effet des variations du consensus sur le rendement des titres domine l'effet des variations de la dispersion des prévisions. Il semble donc que l'impact de l'arrivée d'information sur le prix des titres ne dépende pas uniquement du sens et de l'ampleur de la révision moyenne des anticipations, mais aussi du sens et de l'ampleur du changement dans la dispersion des anticipations.

The Interdependent Use of Earnings and Dividends in Financial Analysts' Earnings Forecasts*

Contemporary Accounting Research 1996 13(2), 435-456
Abstract. This paper examines how analysts combine earnings and dividend information when they predict future earnings. Because both earnings and dividends are noisy indications of future earnings, we posit that analysts use the two corroboratively, to confirm the information reflected in each, and that analysts will substitute away from earnings when it is noisy and toward dividends. Using regressions of analysts' earnings forecast revisions on unexpected earnings, unexpected dividends, and five variables that reflect whether the signs of unexpected earnings and dividends confirm or contradict each other, we find evidence of both corroboration and substitution. Analysts' earnings forecast revisions are significantly related to the five corroborative variables, and this relation has statistically significant explanatory power beyond that in the magnitudes of unexpected earnings and unexpected dividends. Consistent with expectations, we find that the evidence of corroboration varies across the noisiness of earnings information; there is more evidence of corroboration when earnings are more variable. We also find evidence consistent with analysts substituting away from earnings, toward dividend information for firms with noisy earnings information (high variance). Overall, the results imply that analysts use earnings and dividend information interdependently, with some interdependency determined by the noisiness of earnings announcements. Résumé. Les auteurs examinent comment les analystes combinent l'information relative aux bénéfices et aux dividendes pour prévoir les bénéfices futurs. Les bénéfices et les dividendes étant tous deux des indicateurs imparfaits des bénéfices futurs, les auteurs posent l'hypothèse que les analystes utilisent les deux, à titre corroboratif, pour confirmer l'information que livre chacun de ces indicateurs et qu'ils préféreront les dividendes aux bénéfices, si ces derniers se révèlent un indicateur imparfait. En procédant à la régression des révisions des prévisions de bénéfices des analystes sur les bénéfices imprévus, sur les dividendes imprévus et sur cinq variables indiquant si les pronostics de bénéfices et de dividendes imprévus se confirment ou s'infirment les uns les autres, les auteurs enregistrent des données qui vont à la fois dans le sens de la corroboration et de la substitution. Les révisions des prévisions de bénéfices des analystes présentent une relation significative avec les cinq variables de corroboration, relation qui affiche un pouvoir d'explication statistiquement significatif, au‐delà de celui de l'ampleur des bénéfices imprévus et des dividendes imprévus. Conformément aux prévisions, les auteurs constatent que la preuve de corroboration varie selon le degré d'imperfection de l'information relative aux bénéfices; les preuves de corroboration sont plus fortes lorsque les bénéfices varient davantage. Les auteurs font également état de constatations conformes à l'hypothèse selon laquelle les ana lystes écartent l'information relative aux bénéfices pour y substituer l'information relative aux dividendes dans le cas d'entreprises dont l'information relative aux bénéfices est imparfaite (variance élevée). Dans l'ensemble, les résultats invitent à la conclusion que les analystes utilisent l'information relative aux bénéfices et aux dividendes de manière interdépendante, une partie de cette interdépendance étant déterminée par l'imperfection de l'information communiquée en ce qui a trait aux bénéfices.

Valuation and Clean Surplus Accounting: Some Implications of the Feltham and Ohlson Model for the Relative Information Content of Earnings and Cash Flows*

Contemporary Accounting Research 1996 13(1), 329-337
Abstract. This paper provides an analysis of the implications of the Feltham and Ohlson (1995) model for the relationship between unexpected security returns and unexpected earnings and cash flows. A simplified version of the Feltham and Ohlson linear information model is utilized to provide an intuitive explanation of the coefficients in the unexpected returns equation and to show that incremental information content for unexpected free cash flow beyond accounting earnings in the model depends on the existence of positive net present value (NPV) investment opportunities. The paper concludes by arguing that the model provides useful insights into factors that may influence the empirical relationship between security returns and accounting data. Résumé. L'auteur expose les résultats d'une analyse des répercussions du modèle de Feltham et Ohlson (1995) sur la relation entre les rendements imprévus des titres, d'une part, et les bénéfices et les flux monétaires imprévus, d'autre part. Il a recours à une version simplifiée du modèle d'information linéaire de Feltham et Ohlson pour expliquer intuitivement les coefficients de l'équation des rendements imprévus et pour montrer que, dans le modèle, le contenu marginal en information supérieur des flux monétaires disponibles imprévus par rapport aux bénéfices comptables dépend des possibilités d'investissement existantes offrant une valeur actualisée nette (VAN) positive. L'auteur conclut en affirmant que le modèle livre des renseignements utiles quant aux facteurs susceptibles d'influencer la relation empirique entre les rendements des titres et les données comptables.

Legal Damages and Auditor Efforts*

Contemporary Accounting Research 1996 13(1), 275-306
Abstract. Conventional wisdom holds that an auditor's optimal response to an increase in legal exposure is to double his efforts in finding errors in his client's financial reports. This paper's main result is that in a market setting where clients shop for opinions and auditors must compete for clients, the conventional wisdom may fail. Increased damages: affect all auditors reducing the competition among auditors for clients. Thus, an auditor can reduce his legal exposure by reporting more conservatively, instead of working harder. The main result is mitigated if client firms also face legal damages and if clients themselves are more conservative in preparing their unaudited financial statements. If it is more likely that a client claiming “good news” is truly good, the auditor has an incentive to work harder to confirm this good report and satisfy his client. This incentive to work harder to please his client may prevent the auditor from retreating into conservatism when damages are increased. Finally, if the auditors' report space were continuous, as with a continuum of client types, the main result would be reversed: additional damages would (weakly) increase the auditor's efforts. With a continuum of possible reports, the competition is not eliminated as damages increase; only the range of reports that the auditors offer is reduced. Because the competition cannot be eliminated and the incumbent cannot resort to conservatism to reduce his legal exposure, the auditor works hard. Résumé. Par tradition, la sagesse veut que la réaction la plus appropriée d'un vérificateur à une augmentation des risques juridiques soit un redoublement d'efforts pour déceler les erreurs dans les rapports financiers de ses clients. L'auteur en arrive pourtant à la principale conclusion que, dans le contexte d'un marché où les clients font du «magasinage» d'opinion et où les vérificateurs doivent se disputer les clients, la sagesse nous amène à faire fausse route. L'augmentation des dommages touche tous les vérificateurs et atténue la rivalité qui les oppose dans la recherche de clients. Ainsi, un vérificateur peut diminuer le risque juridique auquel il est exposé en usant d'une plus grande prudence dans ses rapports plutôt qu'en travaillant avec plus d'acharnement. L'auteur est cependant moins catégorique à ce sujet lorsque l'entreprise cliente fait aussi l'objet de poursuites en dommages et qu'elle est donc plus prudente dans la préparation de ses états financiers non vérifiés. Il est davantage probable que les nouvelles positives qu'une telle entreprise publie le soient véritablement, de sorte que le vérificateur est, lui, davantage enclin à déployer les efforts nécessaires pour confirmer ces nouvelles positives et satisfaire son client. Cette incitation à travailler avec plus d'énergie pour satisfaire le client peut faire en sorte que le vérificateur ne se replie pas derrière la prudence lorsque les dommages augmentent. Enfin, s'il existe un large éventail de rapports de vérification, comme dans le cas d'une multiplicité de types d'entreprises, la conclusion principale se trouve inversée; l'augmentation des montants de dommages entraîne une (faible) hausse de l'intensité du travail du vérificateur. Dans le cas d'un large éventail de rapports possibles, la concurrence ne s'atténue pas avec l'augmentation des montants de dommages; seul l'éventail des rapports qu'offrent les vérificateurs est réduit. Étant donné que la concurrence ne peut être éliminée, et que le vérificateur attitré ne peut recourir à la prudence pour réduire le risque juridique auquel il est exposé, il redouble d'effort.

Tax Advice and Reporting under Uncertainty: Theory and Experimental Evidence*

Contemporary Accounting Research 1996 13(1), 49-80
Abstract. This study extends the Beck, Davis, and Jung (1992) experimental study by incorporating opportunities for taxpayer subjects to purchase advice before making their tax reporting decisions. Tax advice has two roles in the model and experiment. First, tax advice allows taxpayers to reduce their uncertainty about the amount of taxes owed. This permits us to study the demand for tax advice in conjunction with its effect on tax reporting decisions. Second, the decision to purchase tax advice from an expert provides a means of signaling that may alter tax agency audit policies. The resulting audit policies, in turn, can affect taxpayers' decisions to purchase tax advice. These interdependencies are incorporated in a game‐theoretic model and several predictions are tested experimentally. Consistent with theory, subjects sorted themselves into three groups based upon their private information. Another prediction supported by the experiment is that the demand for tax advice increased with the magnitude of an uncertain tax deduction (amount‐at‐risk). We also found, as expected, that the effects of tax advice on pre‐audit tax revenues depend upon the amount‐at‐risk. When the amount‐at‐risk was high, subjects in settings with tax advice reported lower average incomes and paid lower taxes than did those subjects in settings without the opportunity to purchase tax advice. The opposite was true for the low amount‐at‐risk condition, supporting our prediction that tax advice and amount‐at‐risk would have an interactive effect on tax reporting. Analysis was also performed on post‐audit tax collections. Contrary to theory, post‐audit tax payments were found to increase when subjects had an opportunity to purchase tax advice. This result apparently was caused by a tendency to over‐purchase tax advice and, in some cases, to report a low income regardless of the advice received. Résumé. Les auteurs développent l'étude expérimentale de Beck, Davis et Jung (1992) en y incorporant la possibilité pour les sujets contribuables de solliciter des conseils avant de prendre leurs décisions relatives à l'information qu'ils fourniront aux fins fiscales. Les conseils fiscaux jouent deux rôles dans le modèle et l'expérience. Premièrement, ils permettent aux contribuables de réduire leur incertitude relative au montant des impôts auxquels ils sont assujettis. Les auteurs peuvent ainsi étudier la demande de conseils fiscaux en conjonction avec leurs conséquences sur les décisions relatives à l'information à fournir aux fins fiscales. Deuxièmement, la décision de solliciter les conseils fiscaux d'un expert est un signal pouvant influer sur les politiques de vérification des représentants du fisc. À leur tour, ces politiques peuvent influer sur les décisions des contribuables de solliciter des conseils fiscaux. Ces interdépendances ont été intégrées à un modèle de jeu théorique et les auteurs ont vérifié plusieurs prédictions par expérimentation. Conformément à la théorie, les sujets se sont répartis en trois groupes, en fonction de l'information privilégiée dont ils disposaient. L'expérimentation a confirmé une autre prédiction: la demande de conseils fiscaux augmente avec l'importance de la somme dont la déductibilité est incertaine (montant à risque). Les auteurs constatent également, comme ils s'y attendaient, que les effets des conseils fiscaux sur les recettes fiscales antérieures à la vérification dépendent du montant à risque. Lorsque le montant à risque est élevé, les sujets pouvant solliciter des conseils fiscaux font état de revenus moyens inférieurs et paient moins d'impôt que les sujets n'ayant pas la possibilité de solliciter des conseils fiscaux. L'inverse est vrai lorsque le montant à risque est faible, ce qui confirme la prédiction selon laquelle les conseils fiscaux et le montant à risque ont un effet interactif sur l'information fournie aux fins fiscales. Les auteurs analysent également les impôts perçus postérieurement à la vérification. Contrairement à la théorie, ils constatent que les paiements fiscaux postérieurs à la vérification augmentent lorsque les sujets ont eu la possibilité de solliciter des conseils fiscaux. Ce résultat semble être attribuable à une tendance à solliciter des conseils fiscaux avec excès et, dans certains cas, à faire état d'un faible revenu, malgré les conseils reçus.

The Association Between Auditor Changes and Reporting Lags*

Contemporary Accounting Research 1996 13(1), 353-370
Abstract. This paper examines audit report lags and earnings announcement lags for a sample of firms that switched auditors. We investigate whether audit report and earnings announcement lags are associated with the timing of auditor changes in relation to firms' fiscal year‐ends. It is hypothesized that firms which replace their auditor early (late) in the fiscal year do so for positive (negative) reasons and experience shorter (longer) reporting lags. Conflicts over reporting issues can be difficult to resolve and consequently lead to reporting delays. In other cases, clients may be more concerned about adhering to customary reporting practices or improving reporting timeliness. These are likely to be considerations in auditor realignment decisions and are predictably reflected in the timing of the auditor change. Résumé. Les auteurs s'intéressent aux décalages dans la production des rapports des vérificateurs et dans la publication des bénéfices, pour un échantillon d'entreprises ayant changé de vérificateurs. Ils se demandent si ces décalages sont reliés au choix du moment du changement de vérificateurs par rapport à la date de clôture de l'exercice. Selon leur hypothèse, les entreprises qui remplacent leurs vérificateurs tôt (tard) dans l'exercice le font pour des raisons positives (négatives), et les décalages enregistrés dans la production de l'information sont plus courts (plus longs). Les conflits touchant les questions relatives à l'information à fournir peuvent être difficiles à résoudre et, en conséquence, conduire à des retards dans la publication de l'information. Dans d'autres cas, les entreprises clientes peuvent être davantage préoccupées par le respect des méthodes coutumières de présentation de l'information ou par l'accélération de la publication de l'information. Ces facteurs sont susceptibles d'entrer en ligne de compte dans les décisions de réorientation des vérificateurs, et il est à prévoir qu'ils se refléteront dans le choix du moment du changement de vérificateurs.

International Accounting Differences and Their Relation to Share Prices: Evidence from U.K., Australian, and Canadian Firms*

Contemporary Accounting Research 1996 13(1), 135-170
Abstract. We synthesize and extend research exploring differences between U.S. and other countries' Generally Accepted Accounting Principles (GAAP) by investigating whether differences between domestic and U.S. GAAP for U.S.‐listed U.K., Australian, and Canadian firms are associated with firms' returns and prices. The accounting differences we investigate include goodwill, asset revaluations, income taxes, pensions, interest capitalization, foreign currency, and extractive industries accounting. We conclude that goodwill is priced as an asset; that asset revaluations, successful efforts accounting for extractive industries, and immediate recognition of foreign currency exchange gains and losses on long‐term assets and liabilities are generally uncorrected with the information that investors consider relevant; that U.K., U.S., and Australian tax accounting methods do not recognize ‘enough’ tax expense or liability; and that accrual pension accounting and, in some specifications, interest capitalization add explanatory power beyond Australia's cash‐based method. Our findings suggest that the U.S. Securities and Exchange Commission's (SEC's) required GAAP reconciliation reflects information useful to investors for U.K. and Australian firms, and to a more limited extent, for Canadian firms. Résumé. Les auteurs font la synthèse des travaux actuels portant sur l'analyse des différences entre les PCGR des États‐Unis et ceux des autres pays; ils poussent plus loin les recherches en s'interrogeant sur la relation possible entre les différences des PCGR de divers pays par rapport à ceux des États‐Unis, d'une part, et le rendement et le cours des actions d'entreprises du Royaume‐Uni, de l'Australie et du Canada, inscrites en bourse aux États‐Unis. Les différences comptables qu'ils étudient ont trait, entre autres, à l'achalandage, aux réévaluations de l'actif, aux impôts sur le bénéfice, aux régimes de retraite, à la capitalisation des intérêts, aux devises et aux méthodes comptables de l'industrie minière. Les auteurs concluent que l'on traite l'achalandage à titre d'élément d'actif; les réévaluations de l'actif, la capitalisation du coût de la recherche fructueuse dans l'industrie minière et la constatation immédiate des gains et pertes de change sur les éléments d'actif et de passif à long terme ne présentent généralement aucune corrélation avec l'information que les investisseurs jugent pertinente; les charges fiscales ou les impôts à payer que permettent de constater les méthodes comptables appliquées aux fins fiscales au Royaume‐Uni, aux États‐Unis et en Australie ne sont pas «suffisantes»; la comptabilisation de la charge de retraite sur la base des prestations constituées a un pouvoir explicatif supérieur à celui de la méthode basée sur la comptabilité de caisse en vigueur en Australie et, à certains égards, c'est aussi le cas de la capitalisation des intérêts. Les constatations des auteurs laissent croire que le rapprochement des PCGR exigé par la SEC livre de l'information utile aux investisseurs en ce qui a trait aux entreprises du Royaume‐Uni, de l'Australie et, dans une moindre mesure, du Canada.