Résumé. L'auteur entend déterminer laquelle parmi trois possibilités de présentation de l'information relative aux gisements pétroliers et gaziers dans le rapport annuel—coûts d'origine capitalisés, quantités ou flux monétaires actualisés—a un contenu marginal en information, par rapport au bénéfice par action. Le contenu en information est défini comme étant la mesure dans laquelle l'option retenue pour présenter les gisements tient compte de l'évolution du prix des actions ordinaires. L'auteur a recours à l'analyse de régression multiple afin d'évaluer dans quelle mesure chacune des trois options de présentation de l'information relative aux gisements est indicative du rendement des actions ordinaires, compte tenu de l'information livrée par un indicateur du bénéfice par action. Il recueille dans les rapports annuels de 67 sociétés canadiennes d'exploration et de mise en valeur du pétrole et du gaz naturel l'information relative à chaque année de la période s'échelonnant de 1983 à 1987. Les résultats de l'étude prouvent que le bénéfice par action présente un certain contenu en information. Pour l'ensemble de la période de cinq ans, l'étude prouve également que les coûts capitalisés, les quantités des réserves et les flux monétaires actualisés présentent un contenu marginal en information; les résultats ne sont cependant pas constants lorsqu'on analyse une à une les années de la période, quelle que soit la forme de présentation utilisée.
This paper examines the properties of corporate disclosure and price discovery associated with NYSE temporary trading halts. We address the hypothesis that managers release highly informative disclosures outside of trading hours or seek a trading halt to allow investors greater opportunity to assess the implications of new information. We investigate whether: (a) disclosures associated with trading halts are highly price informative, and (b) the process of price discovery as reflected in specialist indications is more protracted and difficult for extreme and bad news halts. We find that halts arise from non‐routine highly informative disclosures for which price discovery is more uncertain and protracted. First, most disclosures associated with our sample of trading halts are ones whose arrival investors cannot predict but which have large valuation effects (e.g., corporate takeovers and leveraged buyouts). Second, halts associated with large price changes exhibit more uncertain and protracted price discovery during the halt. Specialist indications for extreme news halts have (1) bigger differences between high and low prices, (2) poorer predictive accuracy with respect to opening price, and (3) greater frequency. Finally, similar comparisons for bad and good news only weakly support the conjecture that bad news is associated with more certain and protracted price discovery. Résumé. Les auteurs examinent les propriétés des renseignements fournis par les sociétés et de la supputation des cours en période d'arrêt temporaire des opérations de la Bourse de New York. Ils se penchent sur l'hypothèse selon laquelle les gestionnaires publient des renseignements très informatifs en dehors des heures d'activite ou en période d'arrêt des opérations, de façon à donner aux investisseurs tout le loisir d'évaluer les conséquences de ces renseignements. Les auteurs se demandent 1) si l'information publiée en période d'arrêt des opérations est très éclairante sur les cours et b) si le processus de supputation du cours tel que l'illustrent les indications des spécialistes est plus long et plus difficile lorsque les arrêts sont associés à des renseignements qui entraînent des variations du cours d'une grande amplitude ou des variations du cours négatives. Selon les auteurs, il y a arrêt des opérations lorsque les renseignements publiés sortent de l'ordinaire et que leur contenu en information est élevé, si bien que le processus de supputation du cours est plus incertain et plus long. Premièrement, la plupart des déclarations associées à notre échantillon d'arrêts des opérations sont de nature telle qu'il était impossible pour les investisseurs d'en prédire l'occurrence, mais ont des conséquences majeures sur l'évaluation de l'entreprise (par exemple, les prises de contrôle et les prises de contrôle adossées). Deuxièmement, les arrêts des opérations correspondant à d'importantes variations du cours sont caractérisés par un processus de supputation du prix plus incertain et plus long. Les indications des spécialistes en ce qui a trait aux arrêts des opérations associés à des renseignements qui entraînent des variations du cours d'une grande amplitude présentent 1) un écart plus grand entre cours élevé et cours faible, 2) moins de précision dans les prédictions relatives au cours d'ouverture et 3) une fréquence supérieure. Enfin, des comparaisons analogues en ce qui a trait aux renseignements positifs et aux renseignements négatifs corroborent seulement faiblement l'hypothèse selon laquelle les renseignements négatifs rendent la processus de supputation du cours plus certain et plus long.
We extend Chandra and Rohrbach (1990) to explain how to develop a longitudinal rank test ( r ‐test) analogous to any t ‐test used in the event study literature. We compare all analogous pairs using market model residuals. The r ‐test is more powerful than the t ‐test in each pair. This suggests that if the researcher intends to use any t ‐test then, for more power, the comparable test should be preferred. These results should be useful to the researcher in selecting an r ‐test for event study because now the same flexibility of choosing an r ‐test as a t ‐test is available. Résumé. Les auteurs poussent plus loin les travaux de Chandra et Rohrbach (1990) pour expliquer comment mettre au point un test de rangs logitudinaux (test r ) analogue aux différents tests t utilisés dans les ouvrages portant sur l'étude d'événements. Ils comparent toutes les paires analogues en utilisant les résiduels des modèles de marché. Le test r est plus puissant que le test t dans chacune des paires, de sorte qu'on peut penser que si le chercheur prévoit utiliser un test t pour sa puissance, il aurait avantage à recourir au test r comparable. Ces résultats devraient être utiles aux chercheurs dans la sélection d'un test r pour l'étude d'événements puisque, dorénavant, le choix d'un test r peut offrir la même souplesse que celui d'un test t
This study investigates the translation of foreign financial statements in inflationary economies. The analysis is conducted by comparing the results obtained from the temporal and current rate methods to the translated adjusted‐for‐inflation (TAI) financial statements under varying degrees of purchasing power parity. The findings indicate that under perfect purchasing power parity, the temporal method yields undistorted results versus TAI. The current rate method, however, results in a distortion. When the purchasing power parity degree is not perfect, both the current rate and temporal methods distort the results. However, if the inflation exceeds the devaluation of the local currency, translation using the temporal method results in a lower distortion. This result is reversed when the devaluation of the local currency exceeds the rate of inflation. The study then proceeds to examine, from the viewpoint of a standard‐setting body, the translation models in a cost‐benefit framework. The results indicate that TAI is usually the best. This result is due to the fact that the benchmark model is more informative than the other methods, and the information production costs are close to the costs under the temporal method. Further, if the rate of inflation exceeds the devaluation of the local currency, the temporal method dominates the current rate method. The opposite holds if the devaluation of the local currency exceeds the rate of inflation. Moreover, this study examines the implications of CICA Handbook. Section 1650. The findings indicate that the Canadian variant of the temporal methods results in a distortion even when the purchasing power parity assumption holds. Résumé. L'auteur s'intéresse à la conversion des états financiers dressés en devises, dans les économies inflationnistes. Son analyse repose sur la comparaison des résultats de l'application de la méthode temporelle et de la méthode du taux courant à la conversion des états financiers ajustés pour tenir compte de l'inflation, selon divers degrés de parité du pouvoir d'achat. Suivant les résultats obtenus en situation de parité parfaite du pouvoir d'achat, la conversion à l'aide de la méthode temporelle est sans biais par rapport à celle de la conversion des états financiers ajustés pour tenir compte de l'inflation. La méthode du taux courant donne lieu, quant à elle, à un biais. Lorsque la parité du pouvoir d'achat n'est pas parfaite, la méthode du taux courant et la méthode temporelle faussent toutes deux les résultats. Toutefois, si l'inflation excède la dévaluation de la monnaie nationale, la conversion à l'aide de la méthode temporelle donne un biais moins accentué, relation qui s'inverse lorsque la dévaluation de la monnaie nationale excède le taux d'inflation. L'auteur procède ensuite, du point de vue d'un organisme de normalisation, à l'analyse des modèles de conversion sous l'angle coûts‐avantages. Les résultats indiquent que la conversion des états financiers ajustés pour tenir compte de l'inflation est habituellement la meilleure. Cette constatation découle du fait que le modèle étalon est plus informatif que les autres méthodes, et que les coûts de production de l'information se rapprochent des coûts associés à la méthode temporelle. En outre, si le taux d'inflation excède la dévaluation de la monnaie nationale, la méthode temporelle l'emporte sur celle du taux courant. L'opposé est vrai si la dévaluation de la monnaie nationale excède le taux d'inflation. Enfin, l'auteur analyse les conséquences du chapitre 1650 du Manuel de l'I.C.C.A. et en vient à la conclusion que la variante canadienne de la méthode temporelle donne lieu à un biais, même quand l'hypothèse de la parité du pouvoir d'achat est respectée.
This first study of Canadian securities' earnings forecasts published by Institutional Brokers Estimate System (IBES) focuses on changes in the mean earnings per share forecasts of 159 to 188 companies from 1985 to 1987. Cumulative average residuals are used to detect the announcement effects of large earnings forecast revisions. The main results of this study are the following. First, an investor with access to changes of earnings per share forecasts at the beginning of the month of publication could realize abnormal excess returns. Second, trading strategies based on earnings forecasts revisions can also yield abnormal returns, but the magnitude of the revision, the sector of the company, and the month in which the revision is realized must be considered. Third, when financial analysts' forecasts are published, the informational content of large revisions in forecasts has already been discounted by the market. This result is similar to findings of U.S.– and U.K.–based studies. Finally, large forecasts revisions coincide with a period of abnormal returns. However, the information content of the announcement of forecasts changes cannot be established. The gains are larger if the trade is undertaken before the diffusion of the forecast revision to the IBES subscribers. These results do not vary with the model chosen to predict company returns. This does not necessarily indicate the existence of a market inefficiency because information acquisition and analysis costs, as well as transaction costs, may diminish considerably these abnormal trading gains.
This study is an examination of auditors' ability to integrate audit evidence. Integration is defined here as identification of the meaningful relationships that exist between separate pieces of information. Failure to integrate is defined as failure to identify such relationships. Auditor subjects at four levels of experience simulated a supervisor's review of audit workpapers; the workpapers contained eight target contradictory pairs of evidence. The nature of the evidence was manipulated so that the contradicting and contradicted pieces in each pair were either in the same or different audit tests, and either used repeated wording or did not. Integration was counted when subjects wrote review notes indicating that the evidence covered by the contradictory documentation needed to be reconsidered. Failure to integrate was counted when subjects failed to point out any problem with the contradictory evidence. The results indicate that experienced auditors integrated significantly more often than inexperienced auditors. It was expected that this superior performance would carry over to contradictory items that were not proximate when encountered and that were not semantically similar. Contrary to expectations, experienced as well as inexperienced subjects failed to integrate more often when the contradictory items were in different audit tests or did not repeat wording. Some implications of these results for the design of decision aids and future research are discussed. Résumé. L'auteur examine la capacité des vérificateurs d'intégrer l'information probante. L' intégration est définie comme étant la capacité de déterminer les relations significatives qui existent entre différents éléments d'information. L' incapacité d'intégrer est définie, elle, comme étant l'impossibilité de déterminer ces relations. Les vérificateurs qui ont participé à l'étude possédaient quatre niveaux d'expérience; ils ont simulé l'examen par le chef d'équipe des feuilles de travail d'un dossier de vérification. Ces feuilles de travail contenaient huit parties cibles d'informations probantes contradictoires. La nature de l'information probante a été manipulée de telle sorte que l'information contradictoire et l'information contredite de chaque paire étaient issues soit des mêmes sondages de vérification, soit de sondages différents. Les cas d'intégration dénombrés correspondaient à la situation où les sujets indiquaient dans leurs notes de révision que l'information probante touchée par la documentation contradictoire devait être réexaminée. Les cas de non‐intégration dénombrés correspondaient à la situation où les sujets ne parvenaient pas à cerner un problème quelconque à partir de l'information probante contradictoire. Les résultats indiquent que les cas d'intégration sont beaucoup plus fréquents chez les vérificateurs expérimentés que chez les vérificateurs inexpérimentés. On aurait pu s'attendre à ce que cette performance supérieure se transpose aux éléments contradictoires dont l'occurrence était éloignée et qui ne se ressemblaient pas sur le plan sémantique. Or, constatation inattendue, ni les sujets expérimentés ni les sujets inexpérimentés ne sont parvenus à intégrer plus fréquemment l'information lorsque les éléments contradictoires étaient issus de sondages de vérification différents ou que leur formulation était différente. L'auteur élabore sur les conséquences de ces résultats pour la conception d'aides à la décision et l'orientation des recherches à venir.
This paper considers the effects of different rules regarding research and development (R&D) costs on competition in oligopolistic industries. It is shown that the consequences of those regimes on equilibrium levels of R&D spending depend on the impact of R&D on marginal costs and the risk attitudes of firm managers. Further results speak to the self‐selection of disclosure policies and the effects of those policies on social welfare. Generally speaking, the results are useful in forming predictions concerning the economic consequences of Statement of Financial Accounting Standards No. 2 and in explaining the information exchange activities of trade associations in high‐technology R&D industries. Résumé. Les auteurs analysent les conséquences de différentes règles relatives à la présentation de renseignements relatifs aux coûts de la recherche et du développement sur la concurrence dans les secteurs d'activité oligopolistiques. Ils établissent que les conséquences de la structure oligopolistique sur les niveaux d'équilibre des dépenses de recherche et de développement dépendent de l'incidence de ces activités sur les coûts marginaux et de l'attitude des cadres à l'égard du risque. Les auteurs tirent en outre des conclusions quant à l'autosélection de politiques relatives à la présentation de renseignements et aux conséquences de ces politiques sur l'intérêt de la société. Dans l'ensemble, les résultats de l'étude peuvent servir à l'élaboration de prédictions relatives aux conséquences économiques de la norme Statement of Financial Accounting Standards No. 2 et expliquer les activités d'échange d'information des associations commerciales dans les secteurs où la recherche et le développement technologiques sont importants.
This paper examines the probability judgments made by auditors for their financial statement footnote disclosure decisions and their audit report additional paragraph decisions in the presence of material loss contingencies. In the United States these judgments are governed by SFAS No. 5 and SAS No. 58. Two prior studies have reported inconsistent results pertaining to the degree of compliance of auditors with the judgment and decision‐making process implied by SFAS No. 5. In contrast, SAS No. 58 has not previously been examined with respect to auditor compliance. Results from an experiment with 64 audit partners from six firms were consistent with the hypothesis that audit partners employ the same (compensatory) judgment process when making footnote disclosure decisions as when making additional paragraph decisions. This process led the partners to make judgments for the additional paragraph decision that were in accordance with SAS No. 58. In contrast, their judgments for the footnote disclosure decision were consistent with a decision theory model of auditor behavior rather than the noncompensatory process implied by SFAS No. 5. Additional aspects of the study pertain to the additional paragraph decision of auditors. Observed judgments for these decisions are consistent with the hypothesis that additional information is conveyed beyond that provided by only a footnote disclosure. This is contrary to some recent discussions of the standards. Résumé. Les auteurs étudient les jugements relatifs aux probabilités portés par les vérificateurs dans le cadre de leurs décisions relatives à la présentation des pertes éventuelles importantes sous forme de notes infrapaginales dans les états financiers ou de paragraphes supplémentaires dans le rapport des vérificateurs. Aux États‐Unis, ces jugements sont régis par le SFAS n o 5 et le SAS n o 58. Deux études antérieures ont donné des résultats dissemblables en ce qui a trait à la mesure dans laquelle les vérificateurs se conforment au processus de jugement et de prise de décisions que suppose le SFAS n o 5. Le respect par les vérificateurs des normes du SAS n o 58 n'a fait, quant à lui, l'objet d'aucune analyse. Les résultats d'une expérience menée auprès de 64 associés reponsables de la vérification dans six cabinets ont confirmé l'hypothèse selon laquelle les associés responsables de la vérification utilisent le même processus de jugement (compensatoire) lorsqu'ils décident de présenter les pertes éventuelles sous forme de notes infrapaginales que lorsqu'ils optent pour les paragraphes supplémentaires. Ce processus a amené les associés à porter des jugements pour l'ajout de paragraphes supplémentaires conformes au SAS n o 58. Par opposition, leurs jugements relatifs à la présentation sous forme de notes infrapaginales étaient conformes à un modèle de comportement du vérificateur inspiré de la théorie de la décision plutôt qu'au processus non compensatoire que suppose le SFAS n o 5. D'autres aspects de l'étude portent sur la décision des vérificateurs relative à l'ajout de paragraphes supplémentaires. Les jugements observés relativement à cette décision sont conformes à l'hypothèse selon laquelle d'autres renseignements sont transmis, outre ceux qui sont fournis par voie de simples notes infrapaginales. Ces résultats viennent contredire certaines analyses récentes portant sur les normes.
This research study examines the effect of expertise on the quality of audit decision making in an audit planning context. Unlike previous studies, expertise is measured in terms of domain‐specific knowledge. The quality of audit decision making is evaluated with three measures: consistency with professional standards, consistency with the firm's standards, and consensus among auditors. In general, findings indicate that the quality of audit decision making, as defined in this study, is better among experts than among novices. More specifically, it appears that both experts and novices possess some minimum level of knowledge to be consistent with professional standards. Second, experts are more consistent with firms' standards for both reliance and substantive decisions, indicating that expert auditors may have finer knowledge than novices. Finally, the experts' consensus level is higher than the novices' consensus level for standard auditing situations although for less standard situations, the consensus level is lower for experts.