Résumé. Les méthodes d'inférence de probabilités subjectives que sont l'amplitude directe et la bissection ont été comparées par l'auteur en ce qui a trait à l'exactitude, telle que déterminée par l'environnement (fréquence relative), des probabilités résultant de l'application de ces méthodes et à l'acceptabilité des méthodes d'inférence. Chaque participant à l'expérience a utilisé les deux méthodes et attribué à chacune d'elles une cote d'acceptabilité. L'auteur a mis à la disposition des sujets un logiciel d'inférence interactive, comprenant l'affichage graphique sous forme d'histogramme des probabilités selon les deux méthodes d'inférence, afin de les aider et d'assurer une comparaison plus raffinée des méthodes. Des étudiants de deuxième cycle diplômés en gestion, bien renseignés tant sur le contexte de la tâche que sur les probabilités subjectives, se sont prêtés à l'expérience. L'inférence directe a donné des probabilités subjectives beaucoup plus exactes que la bissection et s'est révélée beaucoup plus acceptable aux yeux des participants.
Abstract. This paper is concerned with the decisions (output decisions and associated sell‐or‐process‐further decisions) that arise with joint products when the technology allows some variability in the product proportions. Previous discussions in the literature have failed to convey the full complexity of this variable proportions case. The deficiency is made good by offering a more detailed general formulation of the problem and by analyzing the properties of the solution, including the implicit joint cost assignments. The formulation includes three joint products, each with an associated intermediate product, three ranges of variability in the product proportions, and demand functions for the final products. An activity model is the main vehicle for the analysis; an alternative model specified in terms of deviational variables is also presented. This is followed by five numerical examples covering boundary and extreme point solutions. The paper ends with a consideration of the modeling complications introduced by constraints on the joint process and by inventories. Résumé. Les auteurs s'intéressent aux décisions (les décisions relatives à la production et les décisions connexes relatives au choix de vendre ou de poursuivre le traitement) que suppose la fabrication de produits liés lorsque la technologie permet une certaine variabilité des proportions de produits. L'on constate à la lecture des publications sur le sujet que l'on n'est pas parvenu à cerner dans toute sa complexité la question des proportions variables. Cette lacune est comblée par la formulation générale plus détaillée du problème et par l'analyse des propriétés de la solution, y compris la répartition des coûts communs implicites. La formulation comporte trois produits liés, chacun ayant un produit intermédiaire connexe, trois intervalles de variabilité dans les proportions de produits, et des fonctions de demande relatives aux produits finis. Un modèle d'activité est le véhicule principal de l'analyse; un modèle de rechange exprimé en termes de variables déviationnelles est également présenté. Suivent cinq exemples numériques couvrant les solutions frontières et les points extrêmes. Les auteurs abordent pour terminer les complications relatives à la modélisation amenées par les contraintes relatives au processus commun et par les stocks.
Abstract. This paper uses a state variable characterization of firm earnings to develop an economic model of interim information and its effects on the information role of announced earnings. The model provides a simple yet rigorous approach for assessing, both theoretically and empirically, the potential effects of interim information about non firm‐specific state variables on the information role of announced earnings. It is shown that, under appropriate conditions, uncertainty about firm earnings can be decomposed into uncertainty about firm‐specific and non firm‐specific state variables. This decomposition provides economic structure to the meaning of interim information. It is demonstrated, both in the theoretical and empirical analyses, that the interim revelation of industry‐wide state variables diminishes the information role of announced earnings. Résumé. L'auteur utilise une variable caractérisant la situation de l'entreprise au chapitre des bénéfices (variables d'état), en vue d'élaborer un modèle économique de l'information périodique et de ses conséquences sur le rôle informatif des bénéfices déclarés. Le modèle, simple mais rigoureux, permet d'évaluer, en théorie aussi bien qu'en pratique, les conséquences que peut avoir l'information périodique relative aux variables d'état qui ne sont pas spécifiques à l'entreprise (mais spécifiques au secteur) sur le rôle informatif des bénéfices déclarés. Il est démontré que, dans des circonstances appropriées, l'incertitude relative aux bénéfices de l'entreprise peut être décomposée en incertitude relative aux variables d'état spécifiques à l'entreprise et non spécifiques à l'entreprise. Cette décomposition donne une structure économique au sens de l'information périodique. Les études tant théoriques qu'empiriques démontrent que la communication périodique des variables d'état de tout un secteur diminue le rôle informatif des bénéfices déclarés.
Abstract. This paper explores relationships between capital values in use (market values, which include “goodwill”, or abnormal growth opportunities) and capital replacement costs for the 52 publicly traded Canadian firms that disclosed such data in 1983 and 1984. Tobin's Q is one at the margin and regresses toward one over time, as predicted by economic theory, but differs across industries: Q‐ratios of manufacturers average one; those of resource firms exceed one, probably reflecting Ricardian rents; those of utilities are less than one, possibly due to regulatory constraints. Q‐ratios based on replacement cost data cannot be accurately estimated from historic cost accounting data. Replacement cost data may contain random measurement error but evidently not bias. Thus the data may be especially useful for assessing the performance of portfolios of firms, in which random error will be diversified away. Cross sectional regression analyses indicate that Canadian accounting procedures overstate shareholders' equity and understate bondholders' equity in replacement costs. Thus some financial ratios based on replacement cost data (e.g., leverage) are biased. Evidence on how deferred taxes are reflected in security prices is ambiguous. Implications of the findings for accounting standard setters, researchers and users of financial statements are discussed. Résumé. L'auteur explore les relations entre les valeurs en capital utilisées (les valeurs marchandes comprenant l'«achalandage» ou les possibilités de croissance inusitées) et les coûts de remplacement de capital pour les 52 entreprises canadiennes inscrites à la bourse qui ont livré ce genre de données en 1983 et 1984. L'indice Q de Tobin est de un à la marge et régresse vers un dans le temps, comme le prévoit la théorie économique, mais il diffère selon les secteurs: les indices Q des entreprises manufacturières sont de un en moyenne; ceux des entreprises d'extraction de ressources excèdent un, ce qui reflète probablement les rentes ricardiennes; et ceux des services pubics sont inférieurs à un, possiblement en raison des contraintes de la réglementation. Les indices Q basés sur les données relatives au coût de remplacement ne peuvent être estimés avec exactitude à partir des données comptables relatives aux coûts d'origine. Les données relatives au coût de remplacement peuvent contenir une erreur de mesure aléatoire mais, bien sûr, aucun biais. Ces données peuvent donc être particulièrement utiles dans l'évaluation du rendement des portefeuilles des sociétés, dans laquelle l'erreur aléatoire sera diluée. Les analyses de régression intersectorielles révèlent que les procédés comptables canadiens surestiment l'avoir des actionnaires et sous‐estiment l'avoir des détenteurs d'obligations en coûts de remplacement. Par conséquent, certains ratios financiers basés sur les données relatives au coût de remplacement (l'effet de levier financier par exemple) sont biaisés. La façon dont les impôts reportés sont reflétés dans le prix des titres est ambiguë. L'auteur traite des conséquences des résultats de cette étude pour les resposables de l'établissement des normes comptables, les chercheurs et les utilisateurs des états financiers.
Abstract. This study examines the volume of trading in the stock of 34 Canadian companies that initiated a policy of regular cash dividends during the period 1972–1982. Using a time‐series methodology linked to changes in Canadian tax legislation, we test whether the volume of trading surrounding first‐time dividend adoptions declined after 1978, a year when tax legislation changed the taxation of dividends toward tax neutrality for investors in high tax brackets. We observe a significant trading volume decline after 1978, which we interpret as implying that fewer investors wanted to dispose of initial dividend stocks after 1978. The result is inconsistent with dividend irrelevance theories and possibly points to tax clientele relevance in Canada. Résumé. Les auteurs examinent le volume de titres négociés pour 34 sociétés canadiennes ayant mis en place une politique de versement périodique de dividendes en espèces durant la période 1972–1982. À l'aide d'une méthodologie de séries chronologiques liée aux changements apportés à la législation fiscale canadienne, les auteurs vérifient si le volume des titres négociés dans le contexte de l'adoption initiale de cette politique de dividendes a décliné après 1978, année au cours de laquelle le fisc a modifié l'imposition des dividendes pour pencher vers la neutralité fiscale pour les investisseurs appartenant aux tranches d'impôt élevées. Ils observent un déclin appréciable du volume de titres négociés après 1978, déclin qui suppose, selon eux, qu'un moins grand nombre d'investisseurs ont voulu se défaire de telles actions après 1978. Ce résultat s'oppose aux théories de la non‐pertinence du dividende et pourrait indiquer la pertinence de la «clientèle fiscale» au Canada.
Abstract. This paper considers an intrafirm resource allocation model with a single principal and n agents. Each agent represents a division manager who uses a centrally provided input together with other inputs, including effort, to produce and sell final products. The principal represents an owner who is responsible for providing an input to the divisions. It is assumed that each agent (division manager) knows the local profit function for the division and has disutility for effort. The principal seeks to maximize firm‐wide profits net of the costs of the centrally provided input and compensation to the agents. In this setting, which incorporates divergence of preferences and asymmetric information, it is shown that the principal and the n agents can strictly improve their welfare by moving from a set of compensation functions that do not include any allocation of costs to compensation functions that are based on cost allocation. Résumé. Les auteurs se penchent sur un modèle de répartition des ressources intraentreprise en présence d'un seul mandant et de n mandataires. Chaque mandataire représente un directeur de division qui utilise un intrant, fourni par l'échelon central, en conjonction avec d'autres intrants, y inclus l'effort, pour fabriquer et vendre des produits finis. Le mandant représente un propriétaire à qui incombe la responsabilité de fournir un intrant aux divisions. L'on suppose que chaque mandataire (directeur de division) connaît la fonction de profit de sa division et a l'effort en aversion. Le mandant cherche à maximiser les profits globaux de l'entreprise, compte tenu des coûts de l'intrant fourni par l'échelon central et de la rémunération des mandataires. Dans cette situation, qui fait intervenir des préférences divergentes et de l'information asymétrique, l'on démontre que le mandant et les n mandataires peuvent strictement améliorer leur situation en passant d'un ensemble de fonctions de rémunération qui ne prévoient aucune ventilation des coûts à des fonctions de rémunération basées sur la ventilation des coûts.
Abstract. This paper investigates the use of variance analysis when inputs are assumed to be substitutable. When input prices change after the budget is formulated, cost minimization behavior requires substitution of relatively cheaper input(s) for the more expensive input(s). An explicit incorporation of this substitution effect is necessary to provide proper incentives to production managers. The traditional variance analysis which depends upon “standards” is tantamount to assuming a fixed proportion production technology, even when inputs are substitutable. Thus the traditional variance analysis can yield a misleading and incorrect analysis which in turn can lead to a nonoptimal input combination. The paper provides a general framework for variance analysis which accounts for and, therefore, encourages substitution. Budgets are “flexible” not only with respect to output levels, but also with respect to input prices. The framework explicitly accounts for a new standard based upon realized conditions. To do so, a duality between production and cost functions is exploited so that the optimal input mix is obtained with ease under different price regimes. Four examples of cost functions are offered. They can be regarded as the new flexible standards which depend on both output levels and input prices. Résumé. L'auteur étudie l'utilisation de l'analyse des écarts lorsqu'on suppose que les intrants peuvent être substitués. Lorsque le prix des intrants change une fois le budget établi, le comportement de minimisation des coûts exige que l'on substitue un ou des intrants relativement plus économiques à l'intrant ou aux intrants plus dispendieux. L'incorporation explicite de cet effet de substitution s'impose si l'on veut offrir des stimulants appropriés aux gestionnaires de la production. L'analyse des écarts traditionnelle qui dépend des «normes» équivaut à supposer que la technologie de fabrication prévoit des proportions fixes, même lorsque les intrants peuvent être substitués. L'analyse des écarts traditionnelle peut donc mener à des observations erronées et incorrectes qui, à leur tour, peuvent mener à une combinaison d'intrants qui n'est pas optimale. L'auteur propose un cadre général pour l'analyse des écarts quitient compte de la substitution et, par conséquent, la favorise. Les budgets sont «variables» non seulement en ce qui a trait au niveau des extrants, mais aussi en ce qui a trait au prix des intrants. Le cadre tient compte de façon explicite d'une nouvelle norme fondée sur les conditions réalisées. Pour y parvenir, l'on exploite la dualité entre la production et les fonctions de coût, de sorte que la combinaison optimale d'intrants soit obtenue facilement compte tenu de différents régimes de prix. L'auteur présente quatre exemples de fonctions de coût qui peuvent être considérées comme de nouvelles normes souples dépendant à la fois du niveau des extrants et du prix des intrants.
Abstract. This paper employs a generalized principal‐agent model to analyze accounting situations in which the outcome is not jointly observable and the principal's and agent's preferences are multiattribute in nature. This requires the consideration of accounting signals for risk‐sharing (or insurance) information in addition to performance evaluation (or incentive) information. It is shown that precisely two factors determine whether a signal will be valuable in the agency relationship: Observability of the agent's effort and the principal's multivariate risk neutrality. Sufficient conditions for various accounting signals to have value are also developed. Furthermore, when multiple accounting signals are available, it is shown that under certain conditions, the insurance components of the multiple signals can be aggregated into a single aggregate insurance measure and the incentive components of the signals can be aggregated (via a different aggregation procedure) into another aggregate incentive measure. Résumé. Les auteurs utilisent un modèle généralisé mandant‐mandataire pour analyser les situations comptables dans lesquelles le résultat n'est pas observable conjointement et les préférences du mandant et du mandataire comportent, par nature, de multiples attributs. Cela exige la prise en considération d'indicateurs comptables relatifs à l'information sur le partage des risques (ou de l'assurance) en plus de l'information relative à l'évaluation du rendement (ou aux stimulants). Les auteurs démontrent que deux facteurs permettent de déterminer avec précision si un indicateur sera valable dans la relation de mandataire: le caractère observable de l'effort du mandataire et la neutralité multivariée du mandant à l'égard du risque. Des conditions suffisantes pour que les divers indicateurs comptables soient valables sont également établies. En outre, lorsque des indicateurs comptables multiples sont disponibles, les auteurs démontrent que dans certaines conditions, les éléments des indicateurs multiples liés à l'assurance peuvent faire l'objet d'une regroupement en une seule mesure globale d'assurance, et que les éléments des indicateurs liés aux stimulants peuvent faire l'objet d'une regroupement (au moyen d'une méthode différente) en une autre mesure globale des stimulants.
Abstract. Economic intuition indicates that each dollar of current pretax cash flow should lead to higher accounting earnings, higher tax payments, and lower stock price under the FIFO rather than the LIFO method of inventory costing. Hence, the earnings/price ratios of the FIFO firms should be higher than those of the LIFO firms. However, the empirical study in this paper provides evidence to the contrary. To search for confounding factors, I examine the possible impacts of size, risk, industry classification, other accounting methods, and expectations of future earnings growth. None of these factors seems to affect the conclusion significantly. Because I have not established a complete causal link between accounting information and stock valuation, I refrain from drawing strong inferences and treat it as a puzzle. This puzzle should stimulate more research in this area in the future. Résumé. L'intuition économique veut que chaque dollar de flux d'encaisse actualisé avant impôt doive produire des bénéfices comptables supérieurs, des impôts à payer plus élevés, et des prix plus faibles des actions si l'on utilise la méthode d'épuisement successif (PEPS) plutôt que la méthode d'épuisement à rebours (DEPS) dans l'establissement du coût des stocks. Les ratios cours/bénéfices des entreprises qui utilisent la méthode PEPS devraient done être plus élevés que ceux des entreprises qui utilisent la méthode DEPS. Toutefois, l'étude empirique effectuée par l'auteur l'amène à des conclusions contraires. Cherchant des facteurs qui tendraient à renverser la situation, il examine l'incidence possible de la taille, du risque, de la classification du secteur, d'autres méthodes comptables et de perspectives de croissance éventuelle des bénéfices. Aucun de ces facteurs ne semble influer sur sa conclusion de façon significative. L'auteur n'ayant pas établi de lien de causalité définitif entre l'information comptable et l'évaluation des actions, il s'abstient de tirer des conclusions fermes et aborde plutôt la question sous forme de puzzle. Un puzzle qui devrait éventuellement stimuler la recherche dans ce domaine.
Abstract. The direct magnitude and bisection subjective probability elicitation methods are compared based on the environmental (relative frequency) accuracy of the resulting probabilities and the acceptability of the elicitation methods. Each subject utilized, and provided acceptability indications for, both methods. Interactive elicitation software, including histogram‐like graphical displays of the probabilities for both elicitation methods, were provided to aid the subjects and provide for a more refined comparison of the methods. Second‐year graduate business students, knowledgeable about both the task context and subjective probabilities, completed the experiment. Direct elicitation of probabilities provided significantly more accurate subjective probabilities than did the bisection method and the former method also was significantly more acceptable to the subjects.