Résumé. Cet article examine les conséquences de l'amortissement, de l'impôt et de l'inflation sur le choix du moment optimal du remplacement d'actifs, conformément au régime fiscal canadien. Les résultats importants dégagés sont à l'effet qu'un accroissement du taux d'allocation du coût en capital retardera (devancera) le remplacement d'immobilisations pour des niveaux faibles (élevés) de taux d'allocation du coût en capital, et qu'un accroissement du taux annuel d'inflation retardera (devancera) le remplacement d'immobilisations pour des niveaux faibles (élevés) d'inflation. Les applications du modèle de remplacement sont présentées au moyen d'exemples numériques.
In this paper, a service department chooses a fixed/variable cost combination based on the forecasts of two operating departments. The operating departments then make service usage decisions, and the service department provides the level of service demanded. The allocation of fixed and variable service department costs is used to: (1) encourage efficient short term use of the service and (2) encourage accurate forecasting by the operating departments. Three approaches are used to achieve these objectives — incentive compatible allocations, a modified Soviet incentive scheme, and a Groves allocation scheme — and we discuss conditions under which these schemes are successful. Résumé. Dans cet article, un atelier de service retient une combinaison de coûts fixes/ variables fondée sur des prévisions de deux ateliers de fabrication. Par la suite, les ateliers de fabrication prennent des décisions relatives à leurs besoins de services, et l'atelier de service fournit le niveau de service exigé. La répartition des frais fixes et variables de l'atelier de service vise à: (1) favoriser une utilisation efficace de l'atelier de service à court terme et (2) favoriser l'élaboration de prévisions précises de la part des ateliers de fabrication. Trois approches sont utilisées pour atteindre ces objectifs — la compatibilité des répartitions et des mesures incitatives, un système incitatif soviétique modifié et un système de répartition de Groves — et nous examinons les conditions nécessaires au bon fonctionnement de ces systèmes.
This paper empirically examines whether labor strikes affect the forecasting and information content of quarterly earnings numbers. We address two issues regarding financial analyst forecast (FAF) superiority: whether FAF superiority increases when a strike occurs and if so, whether the increase in FAF superiority is sustained immediately after the strike ends. We also examine two issues regarding information content: whether strikes affect the coefficient mapping unexpected earnings into stock prices and whether strikes affect the variance of stock price changes. We suggest that strikes affect both the forecasting and information content of quarterly earnings numbers. Résumé. Cet article examine de façon empirique si les grèves des travailleurs influencent la prévision et le contenu informatif des résultats trimestriels. Nous abordons deux questions relatives à la supériorité des prévisions d'analystes financiers (PAF): à savoir si la supériorité des PAF s'accroît lorsqu'une grève se produit et, dans l'affirmative, si l'accroissement de cette supériorité se maintient immédiatement après la fin de la grève. Nous étudions également deux questions relatives au contenu informatif: à savoir si les grèves influencent le coefficient incorporant l'impact des bénéfices imprévus sur le cours des actions et si les grèves affectent la variance des fluctuations du cours des actions. Les grèves affecteraient donc à la fois la prévision et le contenu informatif des résultats trimestriels.
This paper empirically assesses the degree to which current cost data as required by Financial Accounting Standards Statement No. 33 might implicitly be used by equity market participants. Studies to date, focusing on income measures, documented little or no effect of the data on prices. We argue here that income was the wrong focus. Instead, because current costs can be used to construct quantity indexes and hence measure real productive growth of the firm, the focus should be on the test of association between real productivity (obtained by use of current cost data) and stock returns rather than between income measures and stock returns. Therefore, this paper tests for whether growth measure (of real productive output) which can be obtained by utilizing current cost information and which cannot be obtained without such information, can explain cross‐sectional variation in security returns beyond measures based on historical costs. Returns should be more highly associated with current cost based measures of real productive growth than with similar measures based on historical cost, if the current cost data have value. Like the time‐series macroeconomic analysis done by Fama (1981), our cross‐sectional microeconomic analysis relying on current cost accounting data suggests that security returns are positively related to real productive activity. Moreover, the tests seem to suggest that current cost data, on the margin, reflect productive activity information that may not be already contained in historical cost accounting data. Résumé. Cet article évalue de façon empirique jusqu'à quel point les données au coût actuel requises en vertu de l'énoncé no. 33 (Financial Accounting Standards Statement No. 33) pourraient implicitement être utilisées par les participants au marché des actions. Les études antérieures, portant sur des mesures de bénéfice, ont conclu à peu ou pas d'effet sur les cours imputable à ces données. Nous soutenons ici que le bénéfice ne constituait pas le bon centre d'intérêt. Au lieu de cela, du fait que les coûts actuels peuvent être utilisés afin d'élaborer des indices de quantité et, de là, mesurer la croissance de la productivité réelle de la firme, le centre d'intérêt devrait plutôt tourner autour d'un test du lien entre la productivité réelle (obtenue par l'utilisation des données au coût actuel) et les rendements des actions plutôt qu'entre des mesures de bénéfice et le rendement des actions. Dès lors, cet article examine si une mesure de croissance (de la productivité réelle) pouvant être obtenue à partir de l'information au coût actuel et qui ne peut être dégagée sans une telle information, peut expliquer davantage les variations (en coupe transversale) des rendements des titres que ne le font des mesures fondées sur les coûts d'origine. La relation entre les rendements et les mesures de productivité réelle fondées sur le coût actuel devrait être plus robuste que celle entre des mesures similaires fondées sur le coût d'origine, si tant est que les données au coût actuel présentent une valeur. À l'instar de l'analyse macroéconomique de séries chronologiques effectuée par Fama (1981), notre analyse microéconomique en coupe transversale fondée sur des données au coût actuel semble indiquer que les rendements des titres sont reliés positivement à l'activité productive réelle. En outre, les tests laissent supposer qu'à la marge, les données au coût actuel reflètent une information d'activité productive qui, actuellement, pourrait ne pas être véhiculée par les données comptables exprimées au coût d'origine.
It has long been recognized that financial reporting influences the decisions of external parties interesting in gauging organizational performance. More recently, it has been argued that it may also influence managerial decisions made within the reporting entity. This article examines the relationship between external financial reporting and three levels of decisions made within organizations: operating control, management control, and strategic planning decisions. A review of the accounting literature dealing with stewardship, accountability and information inductance, and selected studies in organizational theory and sociology leads us to hypothesize that financial reporting exerts its strongest influence on strategic planning across four phases of the decision process. Evidence gathered from a case study mode of analysis that entailed distributing a description of a fictitious electronics company operating in a dynamic and complex industry to corporate managers and independent auditors, supports this primary hypothesis. Various implications for managerial decision making, the promulgation of external financial reporting policies, and further research are examined. Résumé. Il est admis depuis longtemps que la publication de l'information financière influence les décisions des tiers intéressés à mesurer la performance d'une organisation. Plus récemment, certains ont affirmé qu'elle peut également influencer les décisions de gestion prises à l'intérieur même de l'entreprise. Cet article étudie la relation entre la publication de l'information financière et trois niveaux de décisions de la firme: des décisions de contrôle d'exploitation, de contrôle de gestion, et de planification stratégique. Un examen de la documentation comptable portant sur l'aspect fiduciaire, sur l'obligation redditionnelle et sur l'information incitative, ainsi que diverses études en théorie organisationnelle et en sociologie, nous amènent à poser l'hypothèse que la publication de l'information financière exerce sa plus forte influence sur la planification stratégique à travers quatre phases du processus décisionnel. Les informations probantes recueillies au moyen d'une étude de cas qui a nécessité la distribution, à des gestionnaires de sociétés ainsi qu'à des vérificateurs, d'une description d'une société d'électronique fictive œuvrant dans un secteur industriel dynamique et complexe, appuient l'hypothèse fondamentale. Sont examinées également diverses conséquences sur les décisions de gestion, la promulgation de politiques relatives à la publication de l'information financière et les possibilités de recherche future.
This study examines audit managers' review time effort (as reflected in their time estimates for working paper review) and the extent to which this effort is directed by another important audit manager activity: initial audit planning. Initial audit planning is manipulated by identifying certain audit areas as critical in the planning memo. Time pressure and individual auditor characteristics also are examined because auditing literature suggests that they may affect managers' review. The analysis is based on the responses, to an audit case, of 73 audit managers from ten large accounting firms. The results indicate that: 1) the managers exhibit reasonable agreement in budgeting over half of audit management time to review, 2) the initial audit plan directs their subsequent review, 3) time pressure does not significantly affect their estimated review times, and 4) firm affiliation, auditor experience level, and initial planning effort are associated with differences in managers' review practices and perceptions. The paper concludes with a discussion of the implications of these results for practice and further research.
This study examines the possible economic impact of a firm's decision to switch its inventory costing to LIFO. The contradictory conclusions of previous studies may stem from their use of empirical research methods (e.g., the market model) with overly strong assumptions. The current study applies an alternative approach; it utilizes a research method which relies on two versions of the second degree stochastic dominance criterion: the standard second degree stochastic dominance and stochastic dominance with lending and borrowing. These criteria examine changes in stockholders' welfare by considering simultaneously risk and possible outcomes in a more general manner. They do not require the assumptions of the market model, nor do they necessitate the estimation of specific risk measures such as stock beta. The stochastic dominance approach is applied to a sample of firms that switched from FIFO to LIFO, and to a control group of firms that did not. The results do not support the hypothesis that stockholders' welfare is affected by corporate LIFO adoption. Résumé. Cette étude examine les effets économiques possibles de la décision d'une firme, de changer sa méthode d'évaluation des stocks pour celle de l'épuisement à rebours (DEPS). Les conclusions contradictoires d'études antérieures peuvent découler de leur recours à des méthodes de recherche (e.g. le modèle de marché) empiriques comportant des hypothèses exagérées. La présente recherche applique une autre approche; elle utilise une méthode de recherche fondée sur deux versions du critère de dominance stochastique de deuxième degré: la dominance stochastique de deuxième degré fondamentale (de base) et la dominance stochastique avec possibilité de prêt et d'emprunt. Ces critères examinent les modifications à la richesse des actionnaires en envisageant simultanément le risque et les conséquences possibles d'une façon plus générale. Ils n'exigent pas les hypothèses du modèle de marché et ne nécessitent pas non plus l'estimation de mesures de risque systématique telles que le Beta du titre. L'approche de dominance stochastique est appliquée à un échantillon de sociétés ayant passé de l'épuisement successif (PEPS) à l'épuisement à rebours (DEPS), ainsi qu'à un groupe témoin de sociétés n'ayant pas changé de méthode. Les résultats ne confirment pas l'hypothèse que la richesse des actionnaires est affectée par l'adoption de la méthode de l'épuisement à rebours (DEPS).
This paper considers CVP analysis in a situation where: (i) a stochastic price‐demand relationship exists for the product, (ii) production quantity fixed at the beginning of the period may not be equal to the actual demand realized in the period, (iii) the difference between production quantity and realized demand results in either shortage or surplus cost. Procedures for determining optimal price level and production quantity are developed for the managerial objectives of maximizing either (i) expected profit, (ii) expected utility, or (iii) probability of achieving a profit target. Résumé. Cet article examine l'analyse des interactions coût‐volume‐profit dans un contexte où: (i) une relation stochastique entre le prix et la demande existe pour le produit, (ii) la quantité de production établie en début de période peut ne pas être égale à la demande réelle atteinte au cours de la période, (iii) la différence entre la quantité fabriquée et la demande atteinte donne lieu à un coût soit de pénurie ou d'excédent. Des procédés de détermination du niveau optimal de prix et de la quantité fabriquée sont élaborés dans le cadre d'objectifs de la direction visant à maximiser soit (i) le bénéfice espéré, (ii) l'utilité espérée, ou (iii) la probabilité d'atteindre un bénéfice cible.
This study investigates changes in the call option market microstructure, as reflected in bid/ask spread changes, surrounding information release dates. The size of bid/ask spreads is not significantly changed by accounting earnings releases. The results indicate a significant increase in the bid/ask spread on the date of large price changes and a significantly increased number of insignificant changes in both actual and proportional bid/ask spreads surrounding earnings announcements and dates of large price changes. Significant increases in trading volume precede both types of information releases. Résumé. Cette étude examine les changements dans la microstructure du marché des options d'achat, tels que reflétés par les changements dans l'écart des cours acheteur et vendeur, autour des dates de publication d'information. La taille des écarts des cours acheteur et vendeur n'est pas sensiblement modifiée par la publication des bénéfices comptables. Les résultats montrent un accroissement significatif de l'écart entre le cours acheteur et vendeur à la date de changements majeurs des prix, et un accroissement significatif du nombre de changements négligeables à la fois des écarts de cours acheteur et vendeur absolus et relatifs, autour des dates de publication de résultats et de fluctuations de prix importantes. Des accroissements significatifs du niveau d'activité précèdent les deux types d'informations divulguées.
A Bayesian model for nonsampling errors made by the auditor is investigated to determine the effects of such errors on audit inferences. Predictive distributions are used to illustrate that for “realistic” audit situations, Type II errors will have little effect on inferences for a given level of Type I error. Type I errors are shown to play a more critical role in determining the acceptability of an internal control. Résumé. Un modèle Bayesien relatif aux erreurs, de nature autre qu'échantillonnale, commises par le vérificateur est étudié afin de déterminer les effets de telles erreurs sur les inférences en vérification. Des distributions de prédiction sont employées pour illustrer le fait qu'en situation de vérification «réaliste», les erreurs de deuxième espèce auront peu d'effet sur les inférences pour un niveau donné d'erreur de première espèce. Il est montré que les erreurs de première espèce jouent un rôle plus critique en ce qui a trait à la détermination du caractère acceptable d'un procédé de contrôle interne.