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La réaction des titres canadiens aux changements dans les prévisions de bénéfices comptables*

Contemporary Accounting Research 1990 7(1), 347-377
Résumé. Cette première étude canadienne des prévisions de bénéfices comptables effectuées par les analystes financiers et publiées par l'Institutional Brokers Estimate System (IBES) s'intéresse aux révisions dans les prévisions moyennes de bénéfice par action, pour 159 à 188 entreprises, de 1985 à 1987. L'étude utilise une approche résiduelle pour analyser l'évolution des rendements lors de l'annonce des révisions les plus importantes. Les principaux résultats sont les suivants. Premièrement, l'investisseur qui disposerait des révisions au début du mois où elles sont transmises aux abonnés pourrait réaliser des rendements anormaux. Deuxièmement, l'abonné qui transige sur la base de l'information qu'il reçoit pourrait également développer des stratégies de placement qui généreraient des rendements excédentaires importants. Il devrait pour cela tenir compte simultanément de l'importance relative des révisions, du secteur d'activité des entreprises et de l'horizon des prévisions. Troisièmement, lorsque les prévisions sont publiées, l'information contenue dans les changements importants dans les prévisions a déjà été partieliement anticipée par le marché. Ce résultat confirme ceux obtenus aux États‐Unis et en Grande‐Bretagne. Enfin, les révisions importantes coïncident avec une période de rendements anormaux. On ne peut cependant pas mettre en évidence de lien de causalité entre la divulgation de ces révisions et les rendements anormaux, car la date où l'information parvient aux utilisateurs ne peut ètre déterminée avec précision. Ces résultats ne varient pas selon le modèle de prévision des rendements utilisé. Ils ne constituent vraisemblablement pas une marque d'inefficience du marché canadien, car l'acquisition, le traitement et l'analyse des données, ainsi que les frais de transaction représentent des coûts importants qui limitent les rendements nets de stratégies de placement basées sur ces données.

Specification problems with information content of earnings: revisions and rationality of expectations and self‐selection bias*

Contemporary Accounting Research 1990 7(1), 142-172 open access
Abstract. This paper examines three possible specification problems with the research on information content of earnings disclosure. The first deals with the extent to which contemporaneous prediction errors are good surrogates for revisions of future earnings expectations and, hence, distributions of cash flows. This problem is elucidated by evaluating analysts' revisions of future earnings expectations as “relevant omitted variables.” The results show that the quality of such surrogation is high in the first quarter but low in the second. The second problem concerns the degree to which analysts' earnings forecasts are good surrogates for the market's own earnings expectations. Unbiasedness and orthogonality are the two properties examined. Although analysts' forecasts satisfy the unbiasedness property, the necessary condition of orthogonality is not satisfied. Hence, analysts' earnings forecasts are not Muthian rational expectations (i.e., they are not good surrogates for market forecasts). Consequently, the explanatory power of known empirical results is likely to be understated. The third specification issue is the significance of the self‐selection bias resulting from endogenous partitioning of samples into, say, good‐ and bad‐news portfolios. The Heckman‐Lee method of correcting for this type of selection (truncation) bias is applied. The results show significant self‐selection bias in both quarters but more so in the first than in the second quarter. Although applying the correction for this sample did not alter the general inferences, it did alter the marginal contribution of each explanatory variable and the explanatory power of the models. The results indicate that the information news about quarterly earnings is not homogeneous across different quarters in a fiscal period. The possibility that a “quarter effect” exists needs further investigation. Résumé. L'auteur se penche sur trois problèmes de spécification possibles en ce qui a trait à la recherche sur le contenu informatif des bénéfices publiés. Le premier de ces problèmes porte sur la mesure dans laquelle les erreurs prévisionnelles actuelles sont des substituts efficaces aux ajustements des bénéfices éventuels prévus et, partant, aux distributions de flux monétaires. On élucide ce problème grâce à l'évaluation des ajustements des bénéfices éventuels prévus effectués par les analystes, à titre de « variables pertinentes omises ». Les résultats de l'étude montrent que la qualité de cette substitution est élevée pour le premier trimestre mais faible pour le second. Le deuxième problème a trait à la mesure dans laquelle les prévisions de bénéfices des analystes sont des substituts efficaces aux prévisions de bénéfices au marché. L'auteur se demande si les prévisions des analystes sont non biaisées et orthogonales. Bien qu'elles se révèlent en effet non biaisées, elles ne respectent pas le critère d'orthogonalité. Les prévisions de bénéfices des analystes ne sont donc pas des prévisions rationnelles de Muthian (c'est‐à‐dire qu'elles ne sont pas des substituts efficaces aux prévisions du marché). On peut donc penser que le pouvoir explicatif des résultats empiriques connus est sous‐estimé. Le troisième problème de spécification est celui de la signification de la distorsion d'autosélection résultant du découpage endogène des échantillons, par exemple sous forme de portefeuilles dont les comptes rendus sont favorables ou défavorables. L'auteur applique la méthode de correction Heckman‐Lee prévue pour ce genre de distorsion de sélection (tronquée). Les résultats révèlent une importante distorsion d'autosélection pour les deux trimestres, plus marquée toutefois dans le premier que dans le second. Bien que l'application de la méthode de correction à cet échantillon n'ait pas modifié les inférences générales, elle a modifié la valeur explicative marginale de chaque variable et le pouvoir explicatif des modèles. Les résultats obtenus indiquent que l'information relative aux bénéfices trimestriels n'est pas homogène dans les différents trimestres d'un exercise financier. L'existence possible d'un « effet trimestre » doit faire l'objet de recherches plus approfondies.

Combined monetary unit sampling from several independent populations: Sample size planning and sample evaluation with the moment method*

Contemporary Accounting Research 1990 6(2), 446-484
Abstract. Although auditors often determine an upper bound on the amount of error in individual accounts, their primary concern is with the overall amount of error over several accounts. This paper presents a combined bound procedure for determining such an overall upper bound when using the moment method of monetary unit sampling (MUS). A procedure is also presented for determining optimal sample sizes over several independent accounts. The new combined bound procedure provides the moment method of MUS with the same type of flexibility that is currently available for the Stringer method of MUS. In addition, the new sample size planning procedure provides the combined moment bound with added flexibility and options that are not available when using a combined Stringer bound approach. The effectiveness and efficiency of both procedures has been investigated using 4324 separate simulation studies. The results indicate that the combined upper confidence bounds of the moment method are significantly smaller than those provided by the most attractive Stringer‐based combined bound method. Further, the sample size planning procedure can be an effective audit tool. Résumé. Bien que les vérificateurs fixent souvent la limite supérieure du taux d'erreur acceptable pour des comptes particuliers, leur préoccupation première touche le taux global d'erreur pour un ensemble de comptes. L'auteur propose un procédé permettant d'établir une limite combinée visant la détermination de cette forme de limite supérieure globale grâce à l'utilisation de la méthode des moments appliquée à l'échantillonnage en unités monétaires. Il propose également un procédé visant la détermination d'échantillons de taille optimale pour un ensemble de comptes indépendants. Le nouveau procédé de limite combinée fait appel à la méthode des moments d'échantillonnage en unités monétaires avec le même type de souplesse que l'on peut actuellement obtenir en utili sant la méthode de Stringer. De plus, le nouveau procédé de planification de la taille de l'échantillon livre une limite combinée résultant de l'application de la méthode des moments en même temps qu'il offre une souplesse plus grande et des possibilités que n'offre pas la méthode de Stringer. L'efficacité et l'efficience des deux procédés sont analysées à l'aide de 4324 études de simulation distinctes. Les résultats indiquent que les limites de confiance supérieures combinées obtenues par la méthode des moments sont beaucoup plus faibles que celles que l'on obtient par l'application de la méthode de la limite combinée, plus attrayante, basée sur la méthode de Stringer. De plus, le procédé de planification de la taille de l'échantillon peut être un instrument de vérification efficace.

Testing the optimality of a performance evaluation measure for a gainsharing contract*

Contemporary Accounting Research 1990 6(2), 809-824
Abstract. Recent attention on labor productivity has resulted in many manufacturing concerns negotiating incentive contracts with the labor force. Such incentive contracts provide for management and the work force to share monetary benefits generated by productivity gains. These gain‐sharing contracts require a benchmark level of labor productivity from which to assess productivity gains. This paper examines gain‐sharing contracts in an agency setting, deriving conditions under which contracts using a performance evaluation measure of a ratio of total labor hours to standard direct labor hours might be optimal. These optimality conditions are characterized in terms of the fixed and variable cost components of the total labor requirement and the standard direct labor requirements. An observed gain‐sharing contract based on such a measure is then evaluated using actual production data. The generalized method of moments is employed to estimate the key production parameters, indicating that the optimality conditions are violated. The characterization of optimal gain‐sharing contracts thus clarifies the manner in which productivity must be measured if these programs are to provide the proper incentives to the work force. Résumé. L'attention récemment accordée à la productivité de la main‐d'oeuvre a donné lieu à la négociation de contrats de rémunération au rendement dans de nombreuses entreprises de fabrication. Ces contrats de rémunération au rendement prévoient un partage des bénéfices monétaires résultant des gains de productivité, entre la direction et la main‐d'oeuvre. Les contrats de participation aux bénéfices nécessitent la détermination d'un point de repère en ce qui a trait à la productivité de la main‐d'oeuvre à partir duquel on puisse évaluer les gains de productivité. Les auteurs analysent les contrats de participation aux bénéfices dans le contexte d'une relation de mandataire, en dérivant les conditions dans lesquelles le contrat prévoyant une mesure du rendement fondée sur le rapport des heures de main‐d'oeuvre totales aux heures de main‐d'oeuvre directe standard peut être optimal. Ces conditions d'optimalité sont définies sous forme d'éléments de coûts fixes et de coûts variables des besoins en heures de main‐d'oeuvre totales et en heures de main‐d'oeuvre directe standard. Les auteurs analysent un contrat de participation aux bénéfices basé sur ce genre de mesure et l'évaluent ensuite à partir des données réelles de production. Ils recourent à la méthode généralisée des moments pour estimer les principaux paramètres de production indiquant que les conditions d'optimalité sont transgressées. La définition du contrat optimal de participation aux bénéfices éclaire ainsi la manière dont la productivité doit être mesurée pour que de tels contrats offrent à la main‐d'oeuvre les stimulants appropriés.

The continuing evolution of auditing science: Megatrends and research opportunities for the 1990s*

Contemporary Accounting Research 1990 6(2), 287-294
Abstract. During the past 15 years, the field of auditing has evolved as a scientific discipline. This paper discusses the continuing evolution of auditing science by identifying current megatrends in the auditing environment. These megatrends include (1) the expanding scope of attestation and related audit services, (2) new competition and mergers between accounting firms, (3) changing information technology, and (4) an emerging global market for audits. Research opportunities for the 1990s that relate to such trends are illustrated to stimulate additional progress in the field. Finally, implications for interdisciplinary research and education and training future auditors are discussed. Résumé. Depuis 15 ans, le domaine de la vérification a gagné le rang de discipline scientifique. L'auteur traite de l'évolution incessante de la science de la vérification et détermine les mégatendances actuelles dans le secteur. On retrouve parmi ces mégatendances 1) l'élargissement de la portée de l'attestation et des services de vérification connexes, 2) la concurrence inédite que se livrent les cabinets comptables et les fusions dont ils font l'objet, 3) l'évolution de la technologie de l'information et 4) un marché global en émergence pour les services de vérification. L'auteur décrit les avenues de recherche qu'offrent ces tendances pour les années 1990, en vue de stimuler les progrès dans le domaine. Enfin, il traite des conséquences en matière de recherche interdisciplinaire et de formation théorique et pratique des futurs vérificateurs.

Experimental methods in accounting: A discussion of recurring issues*

Contemporary Accounting Research 1990 6(2), 825-849
Abstract. “What economic problems do existing accounting institutions solve?” Experimental economics helps to answer this question. It can be applied to issues in disclosure and auditing, regulation and taxation, and the internal organization of the firm. One can experimentally examine questions such as “Why do firms disclose?” “Why is there a regular issuance of financial statements by firms?”, “Why do managers make forecasts?” “What is the role of regulation in accounting?” “What effects do various tax policies have on the demand for depreciable risky assets?” “What is the role of information in the organization of the firm?” “What costs and benefits are associated with decentralization?” Experimental economics builds the interplay between theory and data, which is necessary for a discipline to become legitimate science. Theory is the guidepost in attempting to construct imaginative examinations of phenomena, and the results of the tests become a basis for revising theory. Experimental economics is a powerful tool for extending understanding of accounting phenomena. Using this tool is not without its limitations. Most experiments make precise choice predictions even though the tastes and beliefs of experimental subjects are at most partially known. Because the phenomena of interest are often quite complex, there are usually several maintained hypotheses. As the complexity of these settings increases, there is also increasing need for statistical contributions. This paper is intended to aid in the development of experimental economics as a research tool in accounting by assisting both those interested in conducting experiments and those interested in assimilating experiments to evaluate experimental work critically. Résumé. «Quels problèmes économiques les institutions comptables existantes résolvent‐elles?: l'economique expérimentale apporte une réponse à cette question. Elle peut se pencher sur des sujets touchant la présentation d'information et la vérification, la réglementation et l'imposition, de même que l'organisation interne de l'entreprise. L'économique expérimentale s'intéresse à des questions comme les suivantes: «Pourquoi les entreprises présentent‐elles de l'information?», «Pourquoi les entreprises publientelles régulièrement des états financiers?», «Pourquoi les gestionnaires font‐ils des prévisions?», «Quel est le rôle de la réglementation en comptabilité?», «Quelles conséquences les diverses politiques fiscales ont‐elles sur la demande d'éléments d'actif amortissables présentant des risques?», «Quel est le rôle de l'information dans l'organisation de l'entreprise?» et «Quels coûts et quels avantages sont associés à la décentralisation?» L'économique expérimentale établit entre la théorie et les faits l'interaction nécessaire à la conversion d'une discipline en une science à part entière. La théorie sert de balise dans les efforts des chercheurs pour créer des façons imaginatives d'analyser les phénomènes, et les résultats de ces examens servent ensuite de fondement à la révision de la théorie. L'économique expérimentale est un instrument puissant permettant d'étendre nos connaissances en ce qui a trait aux phénomènes comptables. L'utilisation de cet instrument comporte, certes, des limites. Les prévisions résultant de la plurpart des expériences reposent sur des choix précis, même si les goûts et les convictions des sujets d'expérience sont, au mieux, partiellement connus. Les phénomènes qui présentent un intérêt étant souvent assez complexes, plusieurs hypothèses sont habituellement posées. Et plus les cas se complexifient, plus le rôle de la statistique revêt de l'importance. Les auteurs ont pour but de favoriser le développement de l'économique expérimentale à titre d'instrument de recherche en comptabilité en aidant à la fois ceux qui s'intéressent à la poursuite d'expériences et ceux qui s'intéressent à l'assimilation de ces expériences dans le but de procéder à l'évaluation critique des travaux expérimentaux.

A methodological note on detecting a location shift in the distribution of abnormal returns: A nonparametric approach

Contemporary Accounting Research 1990 7(1), 123-141
Abstract. The distribution of market model residuals or other measures of prediction errors is skewed and leptokurtic. To detect a location shift in leptokurtic residuals, a nonparametric rank test may be more efficient than a parametric t ‐test. Event studies that use a nonparametric test generally use the sign test, the Wilcoxon test, or some variation of the Wilcoxon test. The sign and Wilcoxon test statistics are calculated from the event‐period residuals, so skewness and potential cross‐sectional dependencies are not accounted for, causing a concern about the reliability of these tests for event studies. In this paper we propose a Mann‐Whitney (MW) rank statistic in which the rank of the event‐period residual is calculated relative to the estimation‐period residuals. The MW statistic is a nonparametric analogue of the standardized residual (the residual scaled by its estimated standard deviation) used in the parametric (Patell‐type) t ‐test. The MW statistics enable us to account correctly for skewness as well as potential cross‐sectional correlation, and they are more powerful than the sign, Wilcoxon, and standardized residual statistics in detecting a location shift in leptokurtic residuals. Our results are based on a Monte Carlo study of simulated residuals. We simulate cross‐sectionally independent residuals (for noncontemporaneous events) and cross‐sectionally correlated residuals (for contemporaneous events). Résumé. La distribution des résidus du modèle du marché ou d'autres mesures des erreurs prévisionnelles est asymétrique et leptocurtique. Un test de rang non paramétrique peut être plus efficace qu'un test t paramétrique dans la détection d'un déplacement dans les résidus leptocurtiques. Les études événementielles basées sur un test non paramétrique ont généralement recours au test des signes, au test de Wilcoxon ou à une variante du test de Wilcoxon. Les statistiques du test des signes et du test de Wilcoxon sont calculées à partir des résidus événement‐période, de sorte que l'asymétrie et les dépendances transversales possibles ne sont pas prises en compte, ce qui occasionne un problème de fiabilité des tests en ce qui a trait à l'étude événementielle. Dans le présent document, les auteurs proposent une statistique de rang Mann‐Whitney (MW) dans laquelle le rang des résidus événement‐période est calculé par rapport aux résidus estimation‐période. La statistique MW est l'équivalent non paramétrique du résidu normé (soit du résidu pondéré en fonction de son écart‐type estimé) utilisé dans le test paramétrique du t (de type Patell). Les statistiques MW nous permettent de tenir compte de façon exacte de l'asymétrie ainsi que de la corrélation transversale possible, tout en étant plus puissantes que les statistiques des signes, de Wilcoxon et des résidus normés dans la détermination d'un déplacement dans les résidus leptocurtiques. Les résultats obtenus par les auteurs sont basés sur une étude de Monte Carlo des résidus̀ simulés. Ils simulent des résidus transversalement indépendants (pour des événements non simultanés) et des résidus transversalement corrélés (pour des événements simultanés).

Ex post disclosure and the coordination of investors' adaptive expectations*

Contemporary Accounting Research 1990 7(1), 1-21
Abstract. This paper provides a dynamic analysis of ex post public disclosure in a privately informed stock market economy. Investors cannot observe the underlying laws of motion of the economy, and this precludes them from immediately forming rational expectations. Instead, expectations are formed adaptively, and two positive roles are identified for public disclosure. First, it enables investors to recursively modify their forecast rules each period using their most recent forecast errors. Second, public disclosure via its recursive modification role imposes a common influence over the time path of each investor's expectations, and this can drive the economy as a whole towards attaining a noisy rational expectations equilibrium. Résumé. L'auteur propose une analyse dynamique de la publication ex post dans un marché boursier disposant d'informations privilégiées. Les investisseurs ne peuvent observer les lois sous‐jacentes aux mouvements de l'économie, et il leur est done impossible de formuler immédiatement leurs prévisions rationnelles. Les prévisions s'élaborent plutoCt de façon adaptative, et deux rôles positifs sont attribués à la publication. Premièrement, elle permet aux investisseurs de procéder à l'ajustement récursif de leurs règles prévisionnelles pour chaque période, à partir de leur erreur prévisionnelle la plus récente. Deuxièmement, la publication, grâce à son rôle d'ajustement récursif, exerce une influence uniforme sur l'évolution temporelle des prévisions de chaque investisseur, ce qui peut mener l'économie dans son ensemble vers un équilibre instable de prévisions rationnelles.

The effects of antifraud rules and ex post verifiability on managerial disclosures*

Contemporary Accounting Research 1990 6(2), 859-892
Abstract. Both theoretical and experimental research has shown that full disclosure of private information will be observed when disclosures are credible. Disclosures are generally considered to be credible when they either are subject to an antifraud rule, are ex post verifiable, or are both. However, little consideration has been given to the individual and interactive effects of these conditions. This paper presents arguments concerning the effects of antifraud rules and ex post verifiability on disclosures of private information and the reaction to those disclosures. It predicts an equilibrium of full disclosure only when an antifraud rule is in effect, independent of the presence or absence of ex post verification. Further, one adverse selection problem is posited to disappear after repeated observations, regardless of antifraud rules or ex post verifiability. These assertions are tested by 20 laboratory experiments, which, in addition, provide insight into the effect of a legal system on disclosures. The results generally support the analytical assertions. Résumé. Les recherches théoriques aussi bien qu'expérimentales ont démontré que la présentation intégrale de l'information à caractère privé est observée lorsque les renseignements fournis sont crédibles. Ces renseignements sont généralement jugés crédibles lorsqu'ils sont assujettis à une règle anti‐fraude, lorsqu'ils peuvent être verifiés ex post ou lorsqu'ils présentent ces deux caractéristiques. Jusqu'à maintenant, cependant, on s'est peu intéressé aux conséquences particulières et interactives de ces caractéristiques. Les auteurs présentent ici leur argumentation au sujet des conséquences des règles anti‐fraude et de la vérifiabilité ex post sur la présentation d'information privée et sur la réaction à la présentation de cette information. Selon eux, l'équilibre de présentation intégrale de l'information n'est atteint que dans le cas où s'applique une règle anti‐fraude, indédependamment de l'existence d'une vérification ex post. Plus encore, ils concluent à la disparition d'un problème de sélection préjudiciable après des observations répétées, peu importe les règles anti‐fraude ou la vérifiabilité ex post. La véracité de ces affirmations est mise à l'épreuve dans le cadre de 20 expériences en laboratoire qui livrent en outre certaines indications relatives à l'incidence d'un système juridique sur la présentation d'information. Les résultats viennent généralement appuyer les hypothèses d'analyse.

The role of budgets and variances in repeated investment decisions*

Contemporary Accounting Research 1990 7(1), 105-122
Abstract. This paper considers investment in a two‐period principal‐agent model. In each period the agent has pertinent pre‐ and postdecision information about the returns from the project. Messages from the agent are interpreted as a budget and a self‐reported variance. The paper examines when the sequential resolution of the uncertainty in profits would, by itself, result in a long‐term contract. This focus is maintained by eliminating any role for learning or consumption smoothing in the contracting arrangement. Because they allow for commitment to future investment strategies contingent on current‐period reports, relative to short‐term contracts, long‐term contracts exhibit efficiency gains. There is an endogenous demand for both budget and variance reports. By considering an N ‐period model, gains from long‐term contracting are shown to be positively related to the principal's flexibility in committing to future investment strategies that are contingent on the agent's prior period report(s). Sequential resolution of the agent's uncertainty, either within or across periods, strictly enhances the demand for long‐term contracting. The results suggest that expenditures involved in obtaining periodic budget and variance reports from the manager and in keeping a history of the communications may be cost justified by ex ante expected gains in efficiency. Résumé. L'auteur envisage l'investissement dans l'optique d'un modèle mandant‐mandataire comportant deux périodes. Avant et au terme de chaque période, le mandataire dispose d'informations pertinentes relatives au rendement du projet. Les messages du mandataire sont interprétés comme étant un budget et un relevé des écarts. L'auteur examine à quel moment la transformation séquentielle de l'incertitude en gains donnerait lieu, en soi, à un contrat à long terme. Cet axe de recherche est maintenu grâce à l'élimination de tout effet d'apprentissage ou de nivellement de la consommation dans les dispositions contractuelles. Étant donné que les contrats à long terme permettent de s'engager dans des stratégies éventuelles d'investissement en fonction des résultats de la période en cours, ils offrent des gains sur le plan de l'efficience. Il existe une demande endogène de rapports budgétaires aussi bien que de relevés des écarts. Lorsqu'on utilise un modèle de N périodes, les gains qu'offrent les contrats à long terme affichent une relation positive avec la souplesse du mandant dans son engagement à l'égard de stratégies éventuelles d'investissement en fonction des rapports produits par le mandataire pour la ou les périodes précédentes. La transformation séquentielle de l'incertitude du mandataire, que ce soit à l'intérieur d'une même période ou au cours d'une période subséquente, favorise au sens strict la demande de contrats à long terme. Selon les résultats de l'étude, les dépenses que supposent l'obtention périodique de budget et de relevés des écarts par le gestionnaire et le maintien d'un dossier des communications seraient justifées par les perspectives ex ante de gains au chapitre de l'efficience.