Abstract. The study examines how the risk of exhausting corporate tax liabilities before deducting interest expense affects corporate leverage. It differs from prior studies in three ways: (1) it uses data compiled by the Internal Revenue Service (IRS) from corporate tax returns rather than accounting data; (2) it measures risk of tax exhaustion more accurately; and (3) it adopts a first‐difference time‐series approach, so that firms act as their own control between adjacent years. These methodological innovations reduce biases caused by measurement error and omitted variables that were present in prior research. The results suggest that, all else being equal, high risk of tax exhaustion reduces firms' use of leverage. As well, the study provides the first evidence that personal taxes significantly affect corporate leverage. The effects on leverage decisions of other variables are also tested and the results are consistent with predictions from prior theoretical work.
Résumé. L'auteur examine comment le risque d'épuisement des obligations fiscales des sociétés avant la déduction des intérêts débiteurs influe sur leur niveau d'endettement. L'étude diffère des travaux précédents sous trois aspects: 1) elle fait usage de données compilées par l'Internal Revenue Service (IRS) à partir des déclarations de revenus des sociétés plutôt que de données comptables; 2) elle mesure le risque d'épuisement de l'impôt avec plus de précision; et 3) elle fait appel à une méthode reposant sur les séries chronologiques et le calcul des différences d'ordre 1, de sorte que les sociétés servent d'élément d'autocontrôle entre années successives. Ces innovations méthodologiques réduisent les distorsions attribuables à l'erreur de mesure et aux variables omises que l'on retrouvait dans les travaux précédents. Les résultats donnent à penser que, toutes choses étant égales par ailleurs, le risque élevé d'épuisement de l'impôt amène les sociétés à réduire leur utilisation du levier financier. L'étude fournit également des données confirmant pour la première fois que les impôts des particuliers influent de manière sensible sur le niveau d'endettement des sociétés. Les effets des décisions relatives au niveau d'endettement sur d'autres variables font également l'objet de tests dont les résultats confirment les prévisions énoncées dans les travaux théoriques précédents.
Abstract. This paper examines audit report lags and earnings announcement lags for a sample of firms that switched auditors. We investigate whether audit report and earnings announcement lags are associated with the timing of auditor changes in relation to firms' fiscal year‐ends. It is hypothesized that firms which replace their auditor early (late) in the fiscal year do so for positive (negative) reasons and experience shorter (longer) reporting lags. Conflicts over reporting issues can be difficult to resolve and consequently lead to reporting delays. In other cases, clients may be more concerned about adhering to customary reporting practices or improving reporting timeliness. These are likely to be considerations in auditor realignment decisions and are predictably reflected in the timing of the auditor change. Résumé. Les auteurs s'intéressent aux décalages dans la production des rapports des vérificateurs et dans la publication des bénéfices, pour un échantillon d'entreprises ayant changé de vérificateurs. Ils se demandent si ces décalages sont reliés au choix du moment du changement de vérificateurs par rapport à la date de clôture de l'exercice. Selon leur hypothèse, les entreprises qui remplacent leurs vérificateurs tôt (tard) dans l'exercice le font pour des raisons positives (négatives), et les décalages enregistrés dans la production de l'information sont plus courts (plus longs). Les conflits touchant les questions relatives à l'information à fournir peuvent être difficiles à résoudre et, en conséquence, conduire à des retards dans la publication de l'information. Dans d'autres cas, les entreprises clientes peuvent être davantage préoccupées par le respect des méthodes coutumières de présentation de l'information ou par l'accélération de la publication de l'information. Ces facteurs sont susceptibles d'entrer en ligne de compte dans les décisions de réorientation des vérificateurs, et il est à prévoir qu'ils se refléteront dans le choix du moment du changement de vérificateurs.
Abstract. In this paper we outline three ways that experimental methods can add value to academic accounting research, practice, and particularly standard setters such as the Accounting Standards Board (AcSB), the Financial Accounting Standards Board (FASB), and the International Accounting Standards Committee (IASC). Through examples, we illustrate that, compared to archival methods, experimental methods can have three advantages in supplying evidence on questions that are important and relevant to financial accounting prescriptions. These advantages are timeliness, inclusiveness, and causality. First, experimental methods can be more timely in that experiments can be designed to provide evidence on an ex ante basis. This advantage particularly applies when there are no relevant archival data available and/or no close historical substitutes for a proposed accounting standard. Second, experiments can be more inclusive. They can test a spectrum of standard‐setting solutions that the archival approach precludes for lack of available data. Finally, experimental methods can powerfully isolate and measure the direction and strength of cause‐effect relations. In their decision making, standard setters require knowledge on the nature and cause of intended and unintended consequences of proposed and already promulgated standards. Therefore, cause‐effect evidence is a critical and valuable input to their deliberations. Résumé. Les auteurs décrivent trois façons d'augmenter, grâce aux méthodes expérimentales, la qualité de la recherche universitaire en comptabilité, de l'exercice de la profession comptable et, en particulier, du travail de normalisation comptable auquel se livrent des organismes comme l'Accounting Standards Board (AcSB), le Financial Accounting Standards Board (FASB) et l'International Accounting Standards Committee (IASC). Par des exemples, les auteurs illustrent le fait que les méthodes expérimentales peuvent présenter trois avantages, par rapport aux méthodes d'archivage, dans la documentation des questions d'importance pertinentes aux normes de comptabilité financière: la rapidité, l'intégralité et la causalité. En effet, les méthodes expérimentales peuvent être, en premier lieu, plus rapides, du fait qu'il est possible de concevoir les expériences de manière à obtenir des preuves documentaires sur une base ex ante. Cet avantage se concrétise particulièrement lorsqu'il n'existe pas de données d'archives pertinentes disponibles et (ou) aucun proche substitut de données historiques relativement à une norme comptable proposée. En deuxième lieu, les méthodes expérimentales peuvent être plus englobantes. Elles permettent parfois de vérifier un éventail de solutions, en ce qui a trait aux normes, que la méthode des données d'archives ne permet pas de vérifier en raison de l'insuffisance des données disponibles. En dernier lieu, les méthodes expérimentales permettent d'isoler et de mesurer clairement l'orientation et l'intensité des relations de cause à effet. Dans leurs décisions, les responsables de la normalisation doivent disposer de renseignements sur la nature et la cause des conséquences prévues et imprévues des normes proposées et déjà promulguées. C'est pourquoi la documentation relative à la causalité est d'un apport déterminant et précieux dans leurs délibérations.
Abstract. This study extends the Beck, Davis, and Jung (1992) experimental study by incorporating opportunities for taxpayer subjects to purchase advice before making their tax reporting decisions. Tax advice has two roles in the model and experiment. First, tax advice allows taxpayers to reduce their uncertainty about the amount of taxes owed. This permits us to study the demand for tax advice in conjunction with its effect on tax reporting decisions. Second, the decision to purchase tax advice from an expert provides a means of signaling that may alter tax agency audit policies. The resulting audit policies, in turn, can affect taxpayers' decisions to purchase tax advice. These interdependencies are incorporated in a game‐theoretic model and several predictions are tested experimentally. Consistent with theory, subjects sorted themselves into three groups based upon their private information. Another prediction supported by the experiment is that the demand for tax advice increased with the magnitude of an uncertain tax deduction (amount‐at‐risk). We also found, as expected, that the effects of tax advice on pre‐audit tax revenues depend upon the amount‐at‐risk. When the amount‐at‐risk was high, subjects in settings with tax advice reported lower average incomes and paid lower taxes than did those subjects in settings without the opportunity to purchase tax advice. The opposite was true for the low amount‐at‐risk condition, supporting our prediction that tax advice and amount‐at‐risk would have an interactive effect on tax reporting. Analysis was also performed on post‐audit tax collections. Contrary to theory, post‐audit tax payments were found to increase when subjects had an opportunity to purchase tax advice. This result apparently was caused by a tendency to over‐purchase tax advice and, in some cases, to report a low income regardless of the advice received. Résumé. Les auteurs développent l'étude expérimentale de Beck, Davis et Jung (1992) en y incorporant la possibilité pour les sujets contribuables de solliciter des conseils avant de prendre leurs décisions relatives à l'information qu'ils fourniront aux fins fiscales. Les conseils fiscaux jouent deux rôles dans le modèle et l'expérience. Premièrement, ils permettent aux contribuables de réduire leur incertitude relative au montant des impôts auxquels ils sont assujettis. Les auteurs peuvent ainsi étudier la demande de conseils fiscaux en conjonction avec leurs conséquences sur les décisions relatives à l'information à fournir aux fins fiscales. Deuxièmement, la décision de solliciter les conseils fiscaux d'un expert est un signal pouvant influer sur les politiques de vérification des représentants du fisc. À leur tour, ces politiques peuvent influer sur les décisions des contribuables de solliciter des conseils fiscaux. Ces interdépendances ont été intégrées à un modèle de jeu théorique et les auteurs ont vérifié plusieurs prédictions par expérimentation. Conformément à la théorie, les sujets se sont répartis en trois groupes, en fonction de l'information privilégiée dont ils disposaient. L'expérimentation a confirmé une autre prédiction: la demande de conseils fiscaux augmente avec l'importance de la somme dont la déductibilité est incertaine (montant à risque). Les auteurs constatent également, comme ils s'y attendaient, que les effets des conseils fiscaux sur les recettes fiscales antérieures à la vérification dépendent du montant à risque. Lorsque le montant à risque est élevé, les sujets pouvant solliciter des conseils fiscaux font état de revenus moyens inférieurs et paient moins d'impôt que les sujets n'ayant pas la possibilité de solliciter des conseils fiscaux. L'inverse est vrai lorsque le montant à risque est faible, ce qui confirme la prédiction selon laquelle les conseils fiscaux et le montant à risque ont un effet interactif sur l'information fournie aux fins fiscales. Les auteurs analysent également les impôts perçus postérieurement à la vérification. Contrairement à la théorie, ils constatent que les paiements fiscaux postérieurs à la vérification augmentent lorsque les sujets ont eu la possibilité de solliciter des conseils fiscaux. Ce résultat semble être attribuable à une tendance à solliciter des conseils fiscaux avec excès et, dans certains cas, à faire état d'un faible revenu, malgré les conseils reçus.