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Le monde a changé—peut‐on en dire autant des méthodes utilisées dans la mise en œuvre des procédures analytiques?

Contemporary Accounting Research 2010 27(2), 358-358
Les procédures analytiques procurent aux auditeurs un mécanisme d’évaluation de la « vraisemblance » des informations financières, grâce à la comparaison de la performance présentée par l’entité cliente et des attentes découlant de leur connaissance de l’entité cliente, fondée sur l’expérience passée et l’évolution de l’organisation et de son secteur d’activité. Les procédures analytiques diffèrent donc foncièrement des autres procédures d’audit, du fait que la performance de l’entité est envisagée dans une perspective plus large, dans le contexte de son environnement. Cela explique que les procédures analytiques se soient révélées efficientes dans le dépistage des anomalies, et nombreux sont ceux qui affirment que plusieurs des fraudes financières passées auraient été décelées si les auditeurs avaient mis en œuvre des procédures analytiques efficaces. Compte tenu de l’ampleur et de la portée des progrès réalisés au cours de la dernière décennie, les auteurs se demandent si les procédures analytiques ont changé au fil de ces années et, le cas échéant, comment ces changements se sont manifestés. Ils s’intéressent en particulier à l’incidence de « facilitateurs » et d’« inducteurs » de changement importants, comme les progrès technologiques et l’adoption de la loi Sarbanes‐Oxley. Ils comparent également leurs observations aux résultats d’une étude marquante sur les méthodes utilisées dans la mise en œuvre des procédures analytiques, réalisée par Hirst et Koonce (1996) il y a plus de 10 ans. Les auteurs interrogent en entrevue 36 auditeurs (11 chargés de missions, 13 chefs de groupe et 12 associés) provenant tous des Quatre Grands cabinets d’expertise comptable, à l’aide d’un questionnaire structuré. Les données recueillies révèlent certaines similitudes dans les observations lorsqu’elles sont comparées aux résultats des études antérieures (par exemple, les auditeurs continuent d’utiliser des procédures analytiques relativement simples). Toutefois, les auteurs relèvent bon nombre de différences sensibles attestant de l’évolution des méthodes utilisées dans la mise en œuvre des procédures analytiques. Ainsi, par suite des progrès de la technologie, les auditeurs s’appuient maintenant plus largement qu’ils ne le faisaient auparavant sur les données sectorielles et les données des analystes. En outre, les auditeurs disent élaborer des prévisions quantitatives plus précises et utiliser davantage d’informations non financières. Ils semblent également confier plus fréquemment la mise en œuvre des procédures analytiques au personnel d’audit d’échelon inférieur, prennent une quantité plus grande d’informations auprès du personnel non comptable et sont disposés à réduire davantage les tests de corroboration, compte tenu des procédures analytiques mises en œuvre à la phase de planification. Enfin, la loi Sarbanes‐Oxley a favorisé l’augmentation de la prise en compte et de la connaissance des contrôles internes, facteur que l’on estime avoir joué le rôle le plus important dans la recrudescence de l’utilisation des procédures analytiques et le renforcement de la confiance accordée à ce type de procédures.

Prudence comptable et évolution temporelle des propriétés prévisionnelles des résultats de l’exercice en ce qui a traitaux flux de trésorerie futurs et aux résultats futurs: constatations relatives au compromis pertinence‐fiabilité

Contemporary Accounting Research 2010 27(2), 352-352
Selon les observations des auteurs, l’augmentation du degré de prudence comptable au cours de la période s’échelonnant de 1973 à 2005 est associée aux facteurs suivants : 1) les propriétés prévisionnelles croissantes des résultats de l’exercice en ce qui a trait aux flux de trésorerie futurs et 2) les propriétés prévisionnelles décroissantes des résultats de l’exercice en ce qui a trait aux résultats futurs. Les auteurs constatent également que l’utilité des résultats pour expliquer le cours des actions par rapport aux valeurs comptables est en relation positive avec la fiabilité, mais non avec la pertinence. Les résultats de l’étude se vérifient pour l’échantillon constant et l’échantillon intégral, à la fois dans les analyses sur échantillon et hors échantillon, et ils résistent à l’utilisation d’autres indicateurs de pertinence, de fiabilité, d’utilité des résultats et de prudence. Les conclusions des auteurs au sujet des relations entre la prudence, la pertinence, la fiabilité et l’utilité semblent accréditer l’existence d’un compromis entre pertinence et fiabilité et paraissent indiquer que l’adoption d’un nombre croissant de normes comptables prudentes pourrait être préjudiciable à l’utilité des résultats en raison d’une incidence négative sur la fiabilité.

Un modèle analytique d’évaluation de l’audit interne faisant appel aux fonctions de croyance, à l’usage de l’auditeur externe

Contemporary Accounting Research 2010 27(2), 354-354
Les auteurs ont pour but de faire progresser la recherche dans le domaine de l’évaluation de l’audit interne en élaborant un modèle d’évaluation de la fonction d’audit interne qui tient compte des relations entre les facteurs précis qu’utilisent les auditeurs externes pour évaluer la solidité de cette fonction. Le modèle repose sur trois facteurs définis par les normes d’audit et par les travaux de recherche antérieurs : la compétence, la qualité du travail et l’objectivité. Les auteurs élaborent une expression analytique du modèle à l’aide du cadre de référence des fonctions de croyance afin de dépasser les limites des études antérieures. Leurs résultats révèlent que la modélisation de la relation « et » est essentielle à l’évaluation de la solidité de la fonction d’audit interne. Au chapitre des relations, l’analyse montre que, lorsque celle qui unit ces trois facteurs est solide ou parfaite, la fonction d’audit interne demeure d’une grande solidité, même en présence d’éléments probants positifs ou négatifs à l’égard de l’un des facteurs. Ce résultat persiste dans la mesure où les niveaux de croyance au sujet des deux autres facteurs sont élevés. Les auteurs démontrent en outre comment la qualité de la gouvernance d’entreprise influe sur l’évaluation de la fonction d’audit interne et comment il est possible de recourir à l’analyse coûts‐avantages dans ce contexte pour mieux déterminer la quantité de travail d’audit externe qu’exige le respect des normes. L’analyse des auteurs révèle que l’étendue du travail d’audit devant être réalisé par l’auditeur externe dépend de la solidité de la fonction d’audit interne et de l’importance des coûts associés aux litiges et au respect de la réglementation auxquels le vérificateur externe doit faire face.

Exactitude des coefficients de pondération de multiples indicateurs avancés de rendement : incidence sur le rendement et les connaissances des gestionnaires

Contemporary Accounting Research 2010 27(2), 355-355
De nombreuses sociétés qui utilisent de multiples indicateurs avancés de rendement ne valident pas le modèle causal qui relie ces indicateurs aux résultats financiers futurs, et les relations de cause à effet du modèle sont souvent abandonnées aux estimations subjectives qui peuvent être sujettes à l’erreur. En procédant à une expérience, l’auteure examine comment l’exactitude des hypothèses au sujet de la pondération des indicateurs avancés dans un modèle causal influe sur le rendement et les connaissances des gestionnaires, lorsque lesdits gestionnaires se voient offrir la possibilité d’apprendre au fil de plusieurs périodes. Les résultats obtenus montrent que le fait que des coefficients de pondération inexacts soient affectés aux indicateurs avancés améliore le rendement, réduit la fluctuation du rendement et enrichit les connaissances, comparativement à l’absence de coefficients de pondération. En outre, le rendement est semblable, peu importe que les coefficients de pondération soient exacts ou inexacts, alors que les connaissances sont meilleures lorsque les coefficients de pondération sont inexacts que lorsqu’ils sont exacts, ce qui ne confirme en rien les effets de polarisation des coefficients de pondération inexacts. Les observations résultant de l’étude semblent indiquer qu’à tout le moins dans certaines circonstances, les gestionnaires tirent avantage des coefficients de pondération affectés aux indicateurs avancés, même lorsqu’ils sont inexacts, et sont en mesure de corriger ces inexactitudes pour parvenir à un niveau comparable de rendement et de connaissances, comme s’ils avaient disposé de coefficients de pondération exacts.

The Economic Value of Auditing and Its Effectiveness in Public School Operations

Contemporary Accounting Research 2010 27(2), 349-349
We examine the impact of auditing on public school operations with two objectives: to investigate whether audits provide economic benefits to stakeholders and how complex compliance rules impact auditing effectiveness. Utilizing auditing time data and a unique opportunity presented by the Quality Basic Education Act in Georgia, we estimate the relative performance of school district operations employing a stochastic frontier estimation technique. We find that auditing produces real economic benefits for stakeholders by mitigating inefficiency in the use of school resources. We also find that stringent compliance rules reduce an audit’s effectiveness but auditors’ experience can help to overcome the problems. The lack of disclosure of auditing costs hinders the ability to conduct a cost–benefit analysis of new requirements. Our analysis supports the notion that auditing is vital to establish governance mechanisms and disclosure of auditing costs is important to adequately evaluate a new policy. Data are available from the public sources identified in the text.

Price Divergence from Fundamental Value and the Value Relevance of Accounting Information*

Contemporary Accounting Research 2010 27(3), 829-854 open access
By employing two alternative measures of fundamental value, we reexamine the value relevance of accounting information over time. Consistent with some recent studies, we do not find evidence on the temporal decline in R 2s of conventional value-relevance regressions when the stock price is replaced by these measures as the dependent variable. Further, our results show that the divergence between fundamental value and the prevailing stock price (a) increases over time and (b) is associated with measures of noise trading and other arbitrage risks and costs. Additional analyses also reveal that proxies measuring the extent of noise trading increase over time. Overall, we do not find evidence that there is a loss over time in the value relevance of accounting information with respect to fundamental value. More importantly, we show that measures of price divergence are associated with noise trading as well as other arbitrage costs and risks (such as transaction costs and information uncertainty) that prohibit market prices from converging to fundamental values.

The World Has Changed—Have Analytical Procedure Practices?*

Contemporary Accounting Research 2010 27(2), 669-700 open access
Analytical Procedures (APs) provide a means for auditors to evaluate the reasonableness of financial disclosures by comparing a clients reported performance to expectations gained through knowledge of the client based on past experience and developments within the company and its industry. Thus, APs are fundamentally different than other audit tests in taking a broader perspective of an entitys performance vis-a-vis its environment. As such, APs have been found to be a cost-effective means to detect misstatements, and many have argued that a number of prior financial frauds would have been detected had auditors employed effective APs. With several dramatic and far-reaching developments over the past decade, the current study examines whether and how APs have changed during this period. In particular, we focus on the impact of significant enablers and drivers of change such as technological advancements and the enactment of the Sarbanes-Oxley Act. We also compare our findings to an influential study of the practices of APs by Hirst and Koonce (1996) that was conducted over 10 years ago. We interview 36 auditors (11 seniors, 13 managers, and 12 partners) from all of the Big 4 firms using a structured questionnaire. The data reveal some similarities in findings when compared to prior research (e.g., auditors continue to use fairly simple analytical procedures). However, there are a number of significant differences reflecting changes in AP practices. For instance, as a result of technology auditors now rely more extensively on industry and analyst data than previously. Further, auditors report that they develop more precise quantitative expectations and use more nonfinancial information. They also appear to rely more on lower level audit staff to perform APs, conduct greater inquiry of non-accounting personnel, and are willing to reduce substantive testing to a greater extent as a result of APs conducted in the planning phase. Finally, the Sarbanes-Oxley Act has had an impact in greater consideration and knowledge of internal controls, which is seen as the most important factor driving the use and reliance on APs.